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Bilan de la présidence française de l'UE : autosatisfaction au Parlement Européen

Bilan de la présidence française de l’UE : autosatisfaction au Parlement Européen

Posté le 16 décembre 2008 par Cédric Cabanne (Contacter l'auteur)

Marie Anne Isler Béguin, Eurodéputée verte déclare :

"Je ne m’associe pas à cette exercice d’autosatisfaction. Si Nicolas Sarkozy n’imaginait pas les crises qui ont secoué le monde au cours de la Présidence française de l’UE, rien n’est réglé pour autant.

Sur la guerre en Géorgie, le Président français a rappelé son obsession qui avait émergé au mois d’aout 2008 d’arrêter la guerre. Pour ma part, je rappelle que le conflit était prévisible et évitable. Aujourd’hui, les tensions en Géorgie sont loin d’être réglées. Au contraire, les troupes russes continuent à se masser dans les territoires ossètes et abkhazes où les populations ressentent toujours l’impuissance des observateurs européens.

Sur la crise financière, il s’agissait d’expliquer une "relance concertée" équivalent à 1.5% du PIB européen et les émergences d’une politique commune face à la crise. Pourtant, je déplore que l’impact de la crise sur les citoyens européens ne soit pas au centre des discussions au moment ou la désespérance et la peur du lendemain taraudent nos citoyens désorientés. Alors que les grosses entreprises comme les PME vacillent je regrette que la reconversion des secteurs fortement émetteurs à gaz à effet de serre ne soit pas au cœur de la relance.

Enfin, les législations sur le Climat-Energie qui devraient propulser l’Europe à la tête de la lutte contre le changement climatique. Je comprends la complexité d’intégrer la diversité des pays européens dans ce changement technologique. Néanmoins, je regrette profondément que les négociations aient été précipitées. Dans l’objectif d’un accord, l’UE se prépare à octroyer des quotas d’émissions de façon encore trop flexible. Au final, parviendrons-nous véritablement à l’objectif d’une baisse de 20% des émissions à l’horizon 2020 par rapport à 1990, alors que les scientifiques du GIEC nous demandent d’aller bien au-delà ?

Finalement nous avons assisté à un concert d’autosatisfaction et l’absence d’autocritique."


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