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Posté le 15 septembre 2005 par MAIB.INFO (Contacter l'auteur)
Elle a ainsi dénoncé le double langage qu’emploient certains pays, et tout particulièrement la France. Cette dernière avait accepté en décembre 2004, sans formuler de nouvelles exigences, que l’ouverture des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE se fasse conformément au protocole établi à cette fin. Or, aujourd’hui, la France fait croire à l’opinion publique qu’il est encore possible de modifier le protocole qui a pourtant été accepté par tous et en premier lieu par elle-même.
La deuxième interrogation soulevée par Marie Anne Isler Béguin concerne les relations que la Turquie entretient avec ses voisins et notamment avec l’Arménie. Marie Anne Isler Beguin, qui est présidente de la délégation avec les trois pays du Sud Caucase, a reposé la question de l’ouverture de la frontière avec l’Arménie à laquelle aucune avancée n’a, jusqu’à présent, pu être actée, dénonçant le fait que cette question soit complètement passée sous silence.
La réponse du Commissaire Olli Rehn n’a pas été très convaincante, même si sur d’autres thèmes, il a su se montrer ferme, en particulier sur la question de Chypre. M. Rehn a toutefois demandé aux Etats membres de rester cohérents quant à l’attitude qu’ils arborent chez eux et celle dont ils font preuve lors des négociations au Conseil.
Concernant la question "sensible" qu’est l’Arménie, selon ses termes, il a qualifié de positive la mise en place par le Premier ministre turc d’une commission d’historiens des deux pays pour se pencher sur la question du génocide arménien. Il a quand même estimé que la Turquie doit normaliser ses relations et ouvrir ses frontières.
Marie Anne Isler Béguin regrette que la Turquie n’ait pas donné de signal positif en ouvrant ses frontières avec l’Arménie. Elle ne pourra pas continuer d’ignorer cette obligation si elle veut entrer dans l’Union. Le blocus avec un voisin est une raison qui peut parfaitement justifier le refus d’intégrer l’Union européenne.