7 octobre 2008 Système d’échange des droits d’émissions
9 septembre 2008 Rareté de la ressource en eau : explication de vote
1er avril 2008 Avis de recrutement pour la santé, la sécurité alimentaire et le bien-être animal
26 mars 2008 Une étude révèle la présence de pesticides dans les vins européens
28 juin 2007 Une journée ordinaire à la Commission de l’Environnement
4 juin 2007 Sous les lumieres hollandaises : la nouvelle politique nationale de l’environnement
25 avril 2007 Protection des sols : une règlementation est-elle nécessaire ?
23 mars 2007 Une vision européenne des Océans et des Mers ?
28 février 2007 Santé : le tourisme médical en débat
27 février 2007 Pesticides : un nouveau Yalta
29 novembre 2006 Le recyclage des déchets : un principe essentiel pour la règlementation européenne
21 novembre 2006 Transports : au-delà du maquis législatif, un domaine réservé aux Etats-membres
5 octobre 2006 REACH : avis de tempête !
19 avril 2006 L’agenda du mois d’Avril 2006
23 mars 2006 2006 : printemps du nucléaire ?
Posté le 3 mai 2007 par Cédric Cabanne (Contacter l'auteur)
L’épisode russe de la fin de l’année 2006 milite également pour une nouvelle approche. On se souvient de la conclusion du sommet européen organisé par la présidence finlandaise, en décembre 2006. Le Président du Parlement européen avait alors interpellé le président Russe. Avec une grande franchise monsieur Borrell avait rappelé à monsieur Poutine l’importance de ne pas brader les Droits de l’Homme contre les ressources énergétiques extraites et acheminées depuis la Russie.
Au-delà des grincements de dents diplomatiques, les acteurs européens ont désormais compris que les changements climatiques se traitent depuis l’amont, par la diminution des gaz à effet de serre (celle-ci se traduira par une baisse de 20% de la production de CO2 au sein de l’Union européenne à court terme). Au-delà des instruments nécessaires à la réalisation de cette ambition (efficacité énergétique, recherche et développement de nouvelles technologies, énergies renouvelables), il s’agit aussi d’apporter une nouvelle pierre à l’édifice européen.
Bien sûr, la sécurité énergétique reste -pour l’instant, une compétence nationale. Cependant, les Etats-membres ont pris conscience de la valeur joutée européenne dans ce domaine. A l’heure ou l’Union européenne est très dépendante vis à vis de quelques fournisseurs (russes en particulier), il est impératif de diversifier notre approvisionnement (en direction de l’Asie centrale, en particulier). Pour mémoire, l’Union devrait importer 70% de son énergie à l’horizon 2030 (source : agence internationale de l’Energie) en énergies fossiles !
La question des gazoducs est sur toutes les lèvres. Les députés européens, réunis en Commission de l’Environnement, de la Santé publique et de la Protection du Consommateur, ont largement débattu le 2 mai 2007, de la question de la politique étrangère énergétique de l’UE. Le gazoduc sous-marin de la mer Baltique inquiète particulièrement les riverains de la Russie et leur représentant au Parlement. De même, Il est important de revenir sur la charte de l’Energie que la Pologne voulait imposer à la Russie. Parce qu’elle intègre une dimension droite de l’homme et des critères environnementaux, l’UE doit entreprendre une nouvelle "offensive diplomatique".
Le rapport proposé par le Parlement dans le cadre d’un "avis non-législatif" a bénéficié d’une critique constructive de la part de la Commission européenne. Si celle-ci s’est rapidement réjouie du développement des biocarburants sur le continent européen, la Commission européenne a aussi insisté sur le développement de l’efficacité énergétique qui doit être considéré comme un véritable gisement.