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24 septembre 2008 Emissions de Co2 par les voitures neuves
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16 août 2008 GEORGIA [16-08-08] : Marie Anne Isler Beguin : People in Gori need urgently food
14 août 2008 GEORGIA [14-08-08] : "Humanitarian Corridors urgently needed in Georgia"
13 août 2008 “EU now major partner in Georgian peace process”
13 août 2008 GEORGIA [13-08-08] : EU now major partner in Georgian peace process
11 août 2008 Géorgie : Marie Anne Isler Beguin soutient l’envoi d’une mission de paix internationale en Géorgie
10 août 2008 “La Mauritanie ne peut perdre ses acquis démocratiques “
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Posté le 26 août 2008 par Webmaster (Contacter l'auteur)
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22 August 2008
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Brussels, 21/08/2008 (Agence Europe) - Given the gravity of the humanitarian situation and ethnic cleansing continuing in areas under Russian occupation, Georgia is appealing to the European Union to rapidly send an observation mission to the region, said Georgian Foreign Minister Eka Tkeshelashvili, speaking on Wednesday 20 August in Brussels. Speaking to the members of the foreign affairs committee, the sub-committee on security and defence and the delegation for South-Caucasus at the European Parliament during an extraordinary session, Ms Tkeshelashvili said an ESDP mission should be sent to verify the situation on the ground so that the outside world may witness the flagrant violations of the agreement signed with Russia. She stressed how urgent it was to do so.
No third-rate mission. The minister slammed the plan put forward by the Organisation for Security and Cooperation in Europe (OSCE), although it had been accepted by Moscow and Tbilissi. The OSCE said it would immediately send a further 20 international observers to the areas adjacent to South Ossetia. The OSCE hopes to deploy up to 100 observers for at least six months, as opposed to eight at present. “The OSCE decision is not very encouraging for us. (…) Twenty people on the ground. How effective is that ?”, was Ms Tkeshelashvili’s response. She regretted that such reinforcements cannot operate directly in the province of South Ossetia where, she said, Russian troops and South Ossetian militia are taking part in ethnic cleansing operations. The minister therefore called on the EU to send its own observers and suggested the idea of recasting the peacekeeping organisation in Georgia which is still partially entrusted to Russian forces since the dismantling of the Soviet bloc in the early nineties. In this context, the chairman of the EP foreign affairs committee, Jacek Saryusz-Wolski (EPP-EDD, Poland), said he would soon be proposing a resolution calling for the creation of an ESDP mission in Georgia. For now, Russia is opposed to deployment of such a force, but Ms Tkeshelashvili said any decision on whether to invite peacekeepers into Georgia rested solely with her government. EU foreign ministers are expected to discuss the sending of a European force during their informal meeting on 5 and 6 September, in Avignon.
Call for withdrawal of Russian troops. “Russia bluntly disregards the ceasefire” and there are “no signs of a withdrawal of Russian forces”, the minister said, saying, on the contrary, that Russia had even strengthened its military presence in Georgia by building permanent checkpoints allowing some areas, where looting and ethnic cleansing continues, to be brought under its sway. “Russian military presence is not temporary - it is being strengthened and is becoming permanent”, the minister said, adding that the peace plan had therefore not been respected. Ms Tkeshelashvili warned that, if the Russian military presence continues, it will be difficult to imagine there not being escalation, as populations will be forced to react. On Thursday, several media noted that Russian troops stationed in Georgia had begun to pull out of the country but the rate and extent of these withdrawals are inconsequential.
Most MEPs supported Georgia and its people, as did Marie Anne Isler Béguin (Green, France)who said “a war of nerves has been launched against the population of Georgia”, which is the victim of continued Russian oppression. Adam Bielan (UEN, Poland) criticised the fact that “in the ceasefire agreement not a word is said about territorial integrity”. Mr Saryusz-Wolski stressed that the EU should be involved in the reconstruction process. To this end, he called for a revision of the budget to look for additional funding for Georgia. A number of MEPs, however, openly criticised Georgia’s action. “How could Saakashvili be so incredibly stupid to walk straight into the trap set for him by Mr Putin ?”, asked Andrew Duff (ALDE, Britain). Tobias Pflüger (GUE/NGL, Germany) warned against the danger of sticking to “a very one-sided description of the conflict”, adding that Georgia’s attacks on the civil population should be condemned just as much as Russia’s action. (B.C./transl.jl)
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22 August 2008
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Parlement Européen
La Ministre géorgienne des affaires étrangères demande l’envoi d’une mission européenne en Géorgie
"Il n’y a aucun signe de retrait des forces armées russes et le nettoyage ethnique se poursuit dans les zones occupées" a déclaré mercredi la Ministre Géorgienne des Affaires Etrangères Eka Tkeshelashvili aux membres de la commission Affaires Etrangères, de la sous-commission Défense et Sécurité et de la délégation pour les relations avec le Sud Caucase du PE.
Certains députés ont soutenu son appel en faveur de l’envoi d’une mission en Géorgie dans le cadre de la Politique Extérieure de Sécurité et de Défense (PESD), d’autres se sont demandés pourquoi la Géorgie était intervenue en premier en Ossétie du Sud.
"La Russie méprise ouvertement le cessez-le-feu", a dit la Ministre géorgienne des Affaires étrangères Eka Tkeshelashvili lors d’une réunion extraordinaire avec les membres de la commission des affaires étrangères, de la sous-commission Défense et Sécurité et de la délégation pour les relations avec le Sud Caucase du PE. Selon elle, non seulement les forces russes ne se sont pas retirées mais elles ont même renforcé leur présence en Géorgie et ont commencé à installer des postes de contrôle permanents.
Etant donné le "nettoyage ethnique ininterrompu dans les régions sous occupation russe", la ministre a pressé l’UE d’envoyer, dans le cadre de la PESC, une mission en Géorgie afin d’effectuer une "évaluation détaillée de la situation". Mme Tkeshelashvili a rappelé que la Géorgie est le seul point d’entrée pour l’Arménie et que "la pénurie va conduire très rapidement à une grave situation humanitaire dans les deux pays". Elle a également souligné le fait que toute déstabilisation de la région du Caucase comme de n’importe quelle autre région anciennement soviétique "mettrait fin à toute possibilité de diversification de l’approvisionnement énergétique de l’UE".
Le PE soutient la Géorgie et ses peuples...
"Une guerre des nerfs a été lancée contre la population géorgienne", a déclaré la présidente de la délégation Marie Anne Isler Béguin (Verts/ALE, FR), qui revient d’une visite dans la région.
Elle a souligné que "l’Europe doit faire en sorte que la Russie respecte son engagement". "La façon dont nous réagissons en Géorgie sera un exemple pour le futur", a dit Klaus Hänsch (PSE, DE) tandis que Christopher Beazley (PPE-DE, UK) assurait la ministre du "très large soutien du Parlement Européen".
L’UE devrait "s’engager pleinement afin de trouver une solution pacifique et durable à ce conflit, si possible en envoyant une mission dans le cadre de la PESC", selon le président de la commission Affaires Etrangères Jacek Saryusz-Wolski (PPE-DE, PL). Soulignant que l’UE devrait être associée au processus de reconstruction, il a appelé à une révision du budget "afin de consacrer des fonds supplémentaires à la Géorgie".
Adam Bielan (UEN, PL) a critiqué "l’absence de toute référence à l’intégrité territoriale dans l’accord de cessez-le-feu". "Nous devons louer l’intervention du Président Sarkozy davantage pour sa rapidité que pour sa qualité", a-t-il ajouté. Exprimant sa surprise à l’égard du "silence absolu de Javier Solana", Haut Représentant de l’UE pour la PESC, Katrin Saks(PSE, ET) a déclaré : "à quoi nous sert-il alors ?", tout en critiquant aussi les actions de la Géorgie
"Comment Saakashvili a-t-il pu être assez stupide pour sauter dans le piège que lui tendait M. Poutine ?", s’est interrogé Andrew Duff (ADLE, UK). Tobias Pflüger (GUE/NGL, DE) a fait état d’une "description très partielle du conflit" ajoutant que les attaques géorgiennes contre des civils devraient être condamnées au même titre que la "réaction disproportionnée de la Russie". Cem Özdemir (Verts/ALE, DE) a demandé à la ministre s’il était vrai qu’elle avait consulté le Sous-secrétaire d’Etat américain Daniel Fried avant l’intervention géorgienne en Ossétie du Sud, et quelle avait été la réponse de ce dernier. Mme Tkeshelashvili a répondu : "nous ne considérons jamais une action
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22 August 2008
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Bruxelles, 21/08/2008 (Agence Europe) - Compte tenu de la gravité de la situation humanitaire et des opérations d’épuration ethniques menées dans les territoires occupés par les russes, la Géorgie réclame l’envoi rapide d’une mission d’observation de l’Union européenne dans la région, a indiqué, mercredi 20 août, la ministre géorgienne des Affaires étrangères, Eka Tkeshelashvili, à Bruxelles. « Il faut envoyer une commission de vérification sur le terrain dans le cadre d’une mission PESD pour que des tiers puissent être témoins de la violations flagrante de l’accord signé avec la Russie. C’est urgent », a déclaré Mme Tkeshelashvili, aux députés de la commission des affaires étrangères, de la sous-commission de sécurité et défense et de la délégation pour le Sud-Caucase du Parlement européen, réunis lors d’une session extraordinaire.
Pas de mission au rabais. La ministre a annoncé le plan de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), pourtant accepté par Moscou et Tbilissi, qui consiste à envoyer immédiatement 20 observateurs internationaux supplémentaires dans les zones adjacentes à l’Ossétie du Sud. L’OSCE voudrait déployer jusqu’à 100 observateurs pour au moins six mois, contre huit actuellement. « La décision de l’OSCE n’est pas très encourageante pour nous (…) Comment 20 personnes pourront-elles changer la donne sur le terrain ? », a estimé Mme Tkeshelashvili, qui regrette que ces renforts ne puissent pas opérer directement dans la province d’Ossétie du Sud, où les troupes russes et les miliciens sud-ossètes participent à des opérations d’épuration ethnique solennelle. La ministre a par conséquent appelé l’UE à envoyer ses propres observateurs et suggéré l’idée d’une refonte de l’organisation du maintien de la paix en Géorgie qui est toujours confié pour une partie aux forces russes depuis le démantèlement du bloc soviétique au début des années 90. Dans ce contexte, le président de la commission Affaires étrangères du PE, Jacek Saryusz-Wolski (PPE-DE, polonais), a déclaré qu’il proposerait prochainement une résolution appelant à la création d’une mission PESD en Géorgie. Pour l’instant, la Russie s’oppose au déploiement d’une telle force, mais Mme Tkeshelashvili a jugé que l’envoi d’une telle mission en Géorgie dépendait de la seule volonté de son gouvernement. Les ministres des Affaires étrangères de l’UE devraient s’entretenir à propos de l’envoi d’une force européenne lors de leur réunion informelle des 5 et 6 septembre à Avignon.
Appel au retrait des troupes russes. « La Russie ignore carrément le cessez-le-feu » et « aucun signe ne tend à montrer que les forces russes se retirent » de Géorgie, a martelé la ministre, jugeant au contraire que leur champ d’action s’élargit jusqu’à créer des points de contrôle dans le pays qui permettent le bouclage de certaines zones où continuent à avoir lieu des pillages et des épurations ethniques. « La présence militaire n’est pas temporaire, elle est en train de se conforter et de devenir permanente », a affirmé la ministre, jugeant par conséquent que le plan de paix n’est pas respecté. « Si la présence militaire russe continue, il est difficile d’envisager qu’il n’y ait pas d’escalade, les populations étant forcées de réagir », a prévenu Mme Tkeshelashvili. Jeudi, plusieurs médias faisaient état d’un début de retrait des troupes russe stationnées en Géorgie, mais l’ampleur et le rythme des mouvements restaient faibles.
Les députés ont soutenus majoritairement la Géorgie et sa population, à l’image deMarie Anne Isler Béguin (Verte, française) :« c’est une guerre des nerfs qui est lancée contre le peuple géorgien » qui est victime d’exactions continues de la part de la Russie. Adam Bielan (UEN, polonais) a critiqué le fait que l’accord de cessez-le-feu ne mentionne pas un seul instant l’« intégrité territoriale » de la Géorgie. M. Saryusz-Wolski a souligné que l’UE devrait s’impliquer dans le processus de reconstruction. À cette fin, il a appelé à une révision du budget pour débloquer des fonds additionnels pour la Géorgie. Néanmoins, certains députés ont critiqué ouvertement les agissements de la Géorgie. « Comment le président Saakashvili a pu être aussi stupide pour s’enfoncer dans la gueule du loup ? », a demandé Andrew Duff (ADLE, britannique). L’Allemand Tobias Pflüger (GUE/NGL) a mis en garde contre le danger de s’en tenir à une seule description du conflit, ajoutant que les attaques de la Géorgie contre les civils devraient être également condamnées. (B.C.)
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21 August 2008
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Brussels, 20/08/2008 (Agence Europe) - MEPs have stepped up their visits to Georgia in recent days to look at developments on the ground. At the request of Joseph Daul, who chairs the EPP-ED Group at the European Parliament, MEPs Elmar Brok (Germany) and Othmar Karas (Austria) went to Georgia on 19 August, their visit being preceded by that of the chairman of the EP delegation for South Caucasus,Marie-Anne Isler Béguin (Greens-EFA, France),from 12 to 17 August.
Upon their return from their lightening albeit “intense and very informative” visit, and before reporting to the EP committee on foreign affairs scheduled to meet on the afternoon of Wednesday 20 August (EUROPE will come back to this), Messrs Brok and Karas told the press of their call for an immediate withdrawal of Russian armed forces from Georgian territory - saying they saw “no sign of withdrawal” on the ground. They also called for a long-term international observation mission to be set in place. Just as forcibly, they pushed for a “firm and clear” message from the EU to be swiftly sent to Russia, allowing room for dialogue but remaining intractable about the need to respect state sovereignty. Their mission in Georgia allowed Messrs Brok and Karas to meet President Saakashvili and government representatives in Tbilissi, to visit a refugee camp and to be the “first to go to Gori” - a town of 45,000 inhabitants of whom only 10,000 have not fled. It also allowed them to note that there are problems in providing food supplies as well as a shortage of medicines for both adults and children remaining there. In Tbilissi, food supply problems are considerable, Mr Brok said.
“If the troops are not withdrawn, this will mean de facto division of the country. President Medvedev gave 22 August as a date (Ed. : for withdrawal). We shall have to wait and see whether this happens or whether destabilisation is used as a policy for overthrowing the power in place”. Mr Brok said such a possibility “cannot be accepted”. He went on to say : “If you look further than the polemic about who was the first to start and who has reacted disproportionately, it is unacceptable for a sovereign state to be occupied. We must think about how to send a powerful signal to the Russians : democratically-elected governments in democratic states must be supported. The EU must send this message rapidly. We must say that we are ready for dialogue but that we do not accept destabilisation of democratically-elected sovereign states”.
Cooperation is subject to the six points of the plan being taken on board, Mr Brok added. Implementation of the plan will be a test to show “whether it is an isolated case or a fundamental change in Russia’s policy to bring its former republics back within the fold”. Mr Karas takes the view that the war in Georgia raises five problems : - that of the invasion and occupation of Georgia by Russia ; - the problem of EU foreign policy towards Russia ; - the problem of EU foreign policy towards Georgia ; - the future of the breakaway republics of South Ossetia and Abkhazia ; - and the impact that this crisis will have and its long-term prospects for the states and governments of the region.
Ms Isler Béguin was also highly critical towards Moscow. During a press conference organised the same day, she called on the EU to be “resolutely on Georgia’s side”. Calling for the EU to ensure respect of the ceasefire and withdrawal of all Russian troops from Georgian territory, MsIsler-Béguinabove all urged the EU27 to send peacekeeping forces to the breakaway regions of South Ossetia and Abkhazia. “It is an absolute necessity” to reach an agreement on the format and the mandate for sending this kind of European troops, she stressed, suggesting, moreover, that “all EU agreements with Russia should be revisited”. She went on to raise the question of Moscow’s place within institutions such as the Council of Europe and the Organisation for Security and Cooperation in Europe (OSCE). (A.N./A.B./transl.jl)
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21 August 2008
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Bruxelles, 20/08/2008 (Agence Europe) - Les députés européens ont multiplié les visites en Géorgie ces derniers jours pour examiner l’évolution de la situation sur le terrain. A la demande de Joseph Daul, président du groupe PPE-DE au Parlement européen, les députés Elmar Brok (allemand) et Othmar Karas (autrichien) se sont rendus dans le pays le 19 août, où la présidente de la délégation du PE pour le Caucase du Sud, Marie AnneIsler Béguin(Verts-ALE, française), les avait précédé du 12 au 17 août.
De retour de leur mission éclair, mais « intense et très instructive », et avant de faire rapport à la commission des Affaires étrangères du PE qui se réunissait mercredi 20 août dans l’après midi (EUROPE y reviendra), MM. Brok et Karas ont plaidé, devant la presse, pour le retrait immédiat des forces armées russes du territoire géorgien - retrait dont ils n’ont « vu aucun signe sur le terrain », et pour l’envoi d’une mission internationale d’observateurs à long terme. Avec la même vigueur ils ont plaidé pour que l’UE adresse rapidement à la Russie un message « ferme et clair » qui laisse la place au dialogue mais ne transige pas sur le respect de la souveraineté des Etats. Cette mission en Géorgie a permis à MM. Brok et Karas de rencontrer le président Saakashvili et des représentants du gouvernement à Tbilissi, de visiter un camp de réfugiés et d’être « les premiers à pouvoir se rendre à Gori » - une ville de 45 000 habitants dont 10 000 seulement sont encore là. Ils ont pu constater les problèmes d’approvisionnement alimentaire et le peu de médicaments pour les adultes et les enfants qui sont restés. À Tbilissi, les problèmes d’approvisionnement alimentaire sont considérables, a souligné M. Brok.
« Si les troupes ne se retirent pas, ce sera de facto la division du pays. Le président Medvedev a parlé du 22 août (pour le retrait : NDLR). Il faut voir si cela sera le cas ou si la déstabilisation se transformera en une politique visant un changement de pouvoir ». Une hypothèse que M. Brok qualifie d’inacceptable.. Il précise : « Au-delà de la polémique sur qui a commencé le premier et qui a réagi de manière disproportionnée, il est inacceptable qu’un Etat souverain soit occupé. Nous devons réfléchir, comment adresser un signal clair aux Russes : les gouvernements élus démocratiquement dans les Etats démocratiques doivent être appuyés. Il faut que l’UE adresse ce message rapidement. Nous devons dire que nous sommes prêts au dialogue mais que nous n’acceptons pas la déstabilisation d’Etats souverains démocratiquement élus ».
Le respect du plan en six points est une pré-condition pour la coopération, a ajouté M. Brok. Sa mise en œuvre sera un test pour savoir si l’avancée des troupes russes en Géorgie est « un cas isolé ou s’il s’agit d’un changement fondamental dans la politique de la Russie pour ramener ses anciennes Républiques dans son giron ». Pour M. Karras la guerre en Géorgie soulève cinq problèmes : - celui de l’invasion et de l’occupation de la Géorgie par la Russie ; - le problème de la politique étrangère de l’UE à l’égard de la Russie ; - le problème de la politique étrangère de l’UE vis-à-vis de la Géorgie ; - l’avenir des Républiques séparatistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie ; - les effets de cette crise et les perspectives à long terme pour les États et les gouvernements de la région.
Mme. Isler Béguin s’est elle aussi montrée très critique vis à vis de Moscou. Lors d’une conférence de presse organisée le même jour, elle a appelé l’UE à être « résolument aux cotés de la Géorgie ». Demandant « que l’UE fasse respecter le cessez-le-feu et le retrait de toutes les troupes russes du territoire géorgien », Mme. Isler-Béguin a surtout exhorté les Vingt-sept à envoyer des forces de maintien de la paix dans les régions séparatistes d’Ossétie du sud et d’Abkhazie. « C’est une urgence absolue » que de se mettre d’accord sur le format et le mandat permettant l’envoi de telles troupes européennes, a-t-elle martelé, suggérant par ailleurs de « revisiter tous les accords que l’UE a avec la Russie ». Et de s’interroger sur la place de Moscou au sein d’institutions comme le Conseil de l’Europe ou l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). (A.N./A.B.)
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Niewerth, Gerd - 21 August 2008
© 2008 Stuttgarter Nachrichten.http://www.stuttgarter-nachrichten.de EU-Parlamentarier in Georgien
Brüssel - Zwölf Jahre ist es her, dass Elmar Brok Georgien besuchte. Damals begleitete der CDU-Europaparlamentarier Bundespräsident Roman Herzog. Gastgeber in Tiflis war Eduard Schewardnadse, einst UdSSR-Außenminister, nun Staatsoberhaupt der unabhängig gewordenen Heimat.
VON GERD NIEWERTH UND KNUT PRIES, Brüssel
"Damals war Tiflis noch total heruntergekommen", erinnert sich Brok. "Heute ist es nicht wieder zu erkennen : gepflegt, viel Grün, freundlich, wie eine Stadt am Mittelmeer." Das aber könnte sich ändern, fürchtet der Europaabgeordnete - wenn Russland mit der Strategie durchkomme, den Nachbarn wirtschaftlich zu verstümmeln.
Brok gehört zu den europäischen Parlamentariern, die in den letzten Tagen im Kaukasus waren, um sich ein Bild von der Lage im russisch-georgischen Konflikt zu machen. Zusammen mit dem österreichischen Parteifreund Othmar Karras hat er auf einem 24-Stunden-Trip in Tiflis mit Staatspräsident Michail Saakaschwili und anderen georgischen Politikern gesprochen und ist anschließend von der Hauptstadt ins rund 70 Kilometer nordwestlich gelegene Gori gefahren, Stalins Geburtsort.
Länger - sechs Tage - war eine zweite Delegation des Europäischen Parlaments unter Leitung der Grünen-Abgeordneten Anne Isler Beguin vor Ort. Auch sie hat wenig ermutigende Eindrücke gesammelt. "Die Russen erlauben sich alles. Ihre Armee lässt zu, dass irreguläre Truppen ganze Dörfer vernichten und plündern."
Brok und Karras, unterwegs in einer US- Limousine des georgischen Parlaments, stießen auf halber Strecke nach Gori auf den ersten russischen Posten. Sieben solcher Checkpoints mussten sie passieren, nichts habe darauf hingedeutet, dass die Besatzer zum Abzug rüsteten. Gori selbst, berichtet Brok, sei zwar nicht besetzt, mache aber den Eindruck einer Geisterstadt, spärlich bewohnt nur von Alten, Kindern und Frauen. Von den 45 000 Einwohnern seien viele während des Kriegs geflohen. Nur 7000 blieben, noch einmal so viele seien wieder zurückgekehrt.
Insgesamt sind über 100 000 Georgier im eigenen Land auf der Flucht, viele sind bei Freunden oder Verwandten in Tiflis untergekommen. Ihre Lage sei oft unerträglich, klagt Beguin. "Meistens hausen 20, 30 Flüchtlinge in Zweizimmerwohnungen." Weil die Russen die Hauptverkehrswege des Landes zerstört hätten, mangle es an Lebensmitteln und Energie.
Die beiden Christdemokraten vermuten hinter der Zerstörung der Infrastruktur durch die Russen den Versuch, Saakaschwili aus dem Amt zu treiben, um in Tiflis ein Moskau-treues Regime wie in Weißrussland einzusetzen. Eine solche Politik sei unannehmbar, sagen Brok und Karras. Alles komme darauf an, ob und wie Moskau Wort halte und sein Militär abziehe.
Auch Isler Beguinverlangt von den Russen "Schluss mit dem Katz-und-Maus-Spiel". Die EU dürfe den Dialog mit Russland nicht sofort einfrieren. Letztlich stünden aber auch die Verhandlungen über ein neues Partnerschafts- und Kooperationsabkommen EU/Russland auf dem Spiel.
An der EU kritisiert Brok vor allem einen völligen Mangel an strategischer Planung. Beispiel Visa-Erleichterungen : Mit den Russen gibt es ein entsprechendes Abkommen, mit den Georgiern nicht. So hätten sich Bürger der abtrünnigen Provinzen Südossetien und Abchasien mit russischen Pässen ausstatten lassen, um leichter in die EU reisen zu können. "Ein Stück aus dem Tollhaus !"
Beguin : Schluss mit dem Katz-und-Maus-Spiel
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22 August 2008
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Le site d’information en ligne Rue89 conteste le témoignage de Bernard-Henri Lévy sur le conflit en Géorgie publié dans Le Monde daté de mercredi, qui contient selon lui un certain nombre d’"affabulations".
Interrogé vendredi par l’AFP, Bernard-Henri Lévy a maintenu pour sa part l’intégralité de son récit : "Rue 89 n’était pas en Géorgie. Moi, si. Et je maintiens, mot pour mot, mon témoignage", a-t-il indiqué.
Tout en soulignant que le philosophe et essayiste n’a manqué "ni de courage, ni de convictions" en se rendant en Géorgie au plus fort du conflit avec la Russie, Rue89 met en doute son récit publié sous le titre "Choses vues dans la Géorgie en guerre". "Ainsi, lorsque BHL déclare qu’il est arrivé à Gori mercredi 13 août et qu’il a vu une ville +brûlée+, il affabule. Il n’a pas réussi à entrer dans la ville", écrit le site d’information.
Dans Le Monde, Bernard-Henri Lévy écrit en effet : "Nous arrivons à Gori. Nous ne sommes pas au centre-ville (...) Nous pouvons constater les incendies à perte de vue".
Rue89 cite plusieurs témoignages de personnes présentes au côté de BHL en Géorgie qui confirment que leur groupe est resté bloqué "à l’orée de la ville".
L’eurodéputée Marie AnneIsler-Béguin(Verts), présente ce jour là avec Bernard-Henri Lévy en Georgie, n’a pas souhaité polémiquer. "C’est vrai qu’il y a des approximations (dans son récit) mais chacun voit les choses avec des yeux différents. L’essentiel, c’est vraiment d’y aller pour soutenir les Géorgiens et leur montrer que nous, démocrates, les soutenons", a-t-elle déclaré à l’AFP.
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GUERRA EN EL CAUCASO / El testimonio Por BERNARD-HENRI LEVY
23 August 2008
(c) Diario EL MUNDO, 2008.http://www.elmundo.es.
Las cosas que vi en la Georgia en guerra
El filósofo y ensayista francés Bernard-Henri Lévy ha sido testigo de excepción de los acontecimientos de los últimos días en el Cáucaso. Ha llegado hasta las inmediaciones de Gori, la ciudad georgiana más atacada por las tropas rusas, que ha descrito como « una ciudad fantasma y vacía ». Ha escuchado las tribulaciones del joven presidente Mijail Saakashvili, que asegura que Moscú tenía el plan de invadir Georgia por su vocación democrática y su importancia geoestratégica. Ha escuchado las justificaciones de los militares rusos, que acusan a los georgianos de provocación. Ha acompañado a quienes escapan de los combates. Son las lecciones de un conflicto todavía abierto.
1.Lo primero que llama la atención al salir de Tiflis es la inquietante ausencia de cualquier tipo de fuerza militar. Había leído que el Ejército georgiano, derrotado en Osetia y obligado a huir de Gori, se había replegado sobre la capital para defenderla. Pues bien, llego a las afueras de la ciudad. Avanzo 40 kilómetros por la autopista que divide el país de este a oeste. Y apenas veo rastro alguno de ese Ejército que supuestamente se habría reagrupado para oponer una resistencia encarnizada a la invasión. Lo único que veo es algún puesto de policía. Y, más lejos, un puñado de soldados con uniformes demasiado nuevos. Pero ni una sola unidad de combatientes. Ni una sola pieza de defensa antiaérea. Ni siquiera ese paisaje de alambradas y barricadas, habitual en todas las ciudades sitiadas del mundo, para dificultar el avance del enemigo, al menos en teoría.
Mientras circulamos en nuestro coche, una información de agencia anuncia que los blindados rusos se dirigen hacia la capital. La noticia, dada por las radios y finalmente desmentida, ocasiona un caos total y hace que den la vuelta los escasos vehículos que se habían aventurado fuera de la ciudad. Pero el poder parece haber bajado totalmente los brazos.
¿Estará por aquí el Ejército georgiano, pero escondido ? ¿Dispuesto a intervenir, pero invisible ? ¿Estaremos ante una de esas guerras donde la astucia suprema es, como en las guerras olvidadas de Africa, mostrarse lo menos posible ? ¿O es que el presidente Saakashvili optó por no combatir, para colocarnos a nosotros, europeos y americanos, ante nuestras propias responsabilidades ? (« ¿No dicen ustedes que son nuestros amigos ? Ustedes nos han dicho cien veces que con nuestras instituciones democráticas, nuestro deseo de unirnos a Europa, nuestro gobierno, del que -hecho único en los anales- forma parte un primer ministro anglo-georgiano, varios ministros americano-georgianos y un ministro de Defensa israelo-georgiano, era el primero de la clase occidental. Pues bien, es el momento de que lo demuestren. Ahora o nunca »).
No lo sé. Pero el hecho es que la primera presencia militar significativa con la que nos tropezamos es un convoy ruso de al menos cien vehículos, que ha venido a repostar gasolina en dirección a Tiflis. Y más adelante, a 40 kilómetros de la ciudad, a la altura de Okami, un batallón, también ruso, apoyado por una unidad de blindados, cuyo papel es impedir el paso de los periodistas en un sentido y de los refugiados, en el otro.
Uno de los refugiados, un campesino herido en la frente, todavía presa del terror, me cuenta la historia de su aldea, en Osetia, de la que ha escapado a pie hace tres días. Llegaron los rusos. Siguiendo su estela, las bandas osetias y cosacas saquearon, violaron y asesinaron. Las bandas, al igual que en Chechenia, reagruparon a los jóvenes y los embarcaron en camiones con destino desconocido. Mataron a los padres delante de sus hijos. Y a los hijos delante de sus padres. En el sótano de una casa que hicieron saltar por los aires con bombonas de gas encontraron a una familia a la que quitaron todo lo que había intentado esconder, tras poner de rodillas a los adultos antes de ejecutarlos con una bala en la cabeza.
El oficial ruso encargado del puesto de control escucha, pero le da igual. Parece estar borracho y pasa de todo. Para él, la guerra ha terminado. Ningún papel -alto al fuego o acuerdo en cinco o seis puntos- hará que cambie un ápice su victoria. Y este pobre refugiado puede contar lo que quiera.
2.En los alrededores de Gori, la situación se torna diferente y a menudo mucho más tensa. En las cunetas, jeeps georgianos. Más lejos, un blindado carbonizado. Y más lejos todavía, un check-point que bloquea por completo el paso al grupo de periodistas al que nos hemos unido. Y, sobre todo, se nos dice claramente que no somos bienvenidos. « Están ustedes en territorio ruso -ladra un oficial ahíto de importancia y de vodka-. Sólo pueden seguir los que estén acreditados por las autoridades rusas »...
Afortunadamente, aparece un coche con bandera diplomática. Es el coche del embajador de Estonia. En su interior, amén del embajador, el secretario del Consejo Nacional de Seguridad, Alexander Lomaia, que dispone de una autorización para ir, por detrás de las líneas rusas, a buscar a los heridos, y que acepta llevarme con él, además de a la eurodiputadaIsler Beguiny a una periodista del Washington Post. « No garantizo la seguridad de nadie, ¿está claro ? », nos previene. Está claro. Y nos apretujamos en el Audi que enfila hacia Gori.
Tras pasar otros seis nuevos check-points, uno de los cuales está formado por un simple tronco de árbol que un grupo de paramilitares sube y baja para dar paso, llegamos a Gori. No estamos en el centro de la ciudad. Pero, desde el punto en el que nos ha dejado Lomaia, antes de irse solo, en busca de sus heridos, podemos constatar los incendios que surgen por doquier. Las bengalas iluminan el cielo a intervalos regulares y les siguen detonaciones breves. Y, de nuevo, el vacío. Y el olor, ligero, a putrefacción y a muerte. Y, sobre todo, el incesante ir y venir de vehículos blindados y, la mitad de las veces, coches llenos de milicianos, reconocibles por sus brazaletes blancos y sus cintas en el pelo. Gori no pertenece a esa Osetia que los rusos dicen haber venido a « liberar ». Es una ciudad georgiana. Y por eso la han quemado. La han arrasado. La han reducido a una ciudad fantasma. Vacía.
« Es lógico », explica el general Vyachislav Borisov, mientras esperamos, de pie en medio del hedor de la noche, el retorno de Lomaia. « Estamos aquí, porque los georgianos son unos inútiles, porque la administración de la ciudad se derrumbó y porque la ciudad estaba en manos de los bandidos. Mire esto... ». Y me muestra, en su móvil, fotos de armas, e insiste en destacar su origen israelí. « ¿Cree usted que podíamos dejar este bazar sin vigilancia ? Por otra parte, le voy a decir una cosa... » Carraspea, enciende un cigarrillo y la llama de su cerilla sobresalta al tanquista rubio que se había quedado dormido en la torreta de su blindado. « Hemos convocado a Moscú al ministro israelí de Asuntos Exteriores. Y le hemos dicho que si seguían suministrando armas a los georgianos, nosotros continuaríamos haciéndoselas llegar también a Hizbulá y a Hamas ». Continuaríamos... ¡qué confesión !
Pasan dos horas. Dos horas de fanfarronadas y de amenazas. A veces, algún coche reduce la marcha, pero, al ver el blindado, cambia de parecer y sigue su camino. Hasta que regresa Lomaia y nos confía a la anciana y a la mujer embarazada que ha sacado del infierno, encargándonos que las llevemos a Tiflis.
3.El presidente Saakashvili, flanqueado por su consejero Daniel Kunnin, escucha mi relato. Estamos en la residencia presidencial de Avlabari. Son las dos de la mañana, pero la noria de sus consejeros sigue funcionando como si fuese mediodía. El presidente es joven. Muy joven. De una juventud que se descubre, todavía, en la impaciencia de sus gestos, en la fiebre de su mirada, en las bruscas carcajadas o, incluso, en su forma de tomar latas de Red Bull, como si fuese Coca-Cola. Su gente, por cierto, es muy joven. Todos sus ministros y asesores son becarios de fundaciones como la de Soros, a los que la Revolución de las Rosas interrumpió sus estudios en Yale, Princeton o Chicago. Es francófilo y francófono. Apasionado de la filosofía. Demócrata. Europeo. Liberal en el doble sentido del término, estadounidense y europeo. De todos los grandes resistentes con los que me topado en mi vida, de todos los Massoud o Izetbegovic a los que defendí, éste es, evidentemente, el más alejado del universo de la guerra, de sus ritos, de sus emblemas y de su cultura. Pero mantiene el tipo.
« Déjeme precisar una cosa -me interrumpe con una gravedad repentina-. No podemos admitir que se diga que fuimos nosotros los que comenzamos esta guerra... Estamos a comienzos de agosto. Mis ministros están de vacaciones. Yo mismo me encontraba en Italia, haciendo una cura de adelgazamiento y a punto de salir para Pekín. Pero leo en la prensa italiana : Preparativos de guerra en Georgia. ¿Me entiende ? Yo estoy allí, tan tranquilo, en Italia, y, de pronto, leo que mi país está preparando una guerra... Sintiendo que algo no va bien, regreso de inmediato a Tiflis. ¿Y qué me dicen mis servicios de Inteligencia ? ». Hace una mueca de las habituales en él, que plantea una pregunta y te da una oportunidad para que avances la respuesta... « Que son los rusos los que, en el mismo momento en que están alimentando a las agencias de prensa con esta patraña, están evacuando a los habitantes de Tsjinvali, concentrando tropas, transportes y combustible en territorio georgiano y, por último, haciendo pasar columnas de blindados por el túnel Roky, que separa las dos Osetias. Suponga que es usted el presidente de un país y le dicen esto, ¿qué hace ? ». Se levanta y va a responder a dos móviles que suenan al mismo tiempo en su oficina, vuelve, estira sus largas piernas... « Cuando el blindado 150 se aposta frente a tus ciudades, te ves obligado a admitir que la guerra ha comenzado y, a pesar de la desproporción de las fuerzas, no te queda otro remedio... ».
¿Con el beneplácito de sus aliados, advirtiendo a los miembros de la OTAN, que le dieron con la puerta en la narices ?, le pregunto. « El auténtico problema -se escapa- son los objetivos de esta guerra. Putin y Medvedev buscaban un pretexto para invadirnos. ¿Por qué ? ». Hace el gesto de contar con los dedos. « En primer lugar, porque somos una democracia y, de cara al fin del comunismo, encarnamos, pues, una alternativa al putinismo. En segundo lugar, somos el país por el que pasa el BTC, es decir el gasoducto que une Bakú con Ceyhan via Tiflis. De tal forma que, si nosotros caemos, si Moscú coloca en mi lugar a un empleado de Gazprom, ustedes, los europeos, dependerán al cien por cien de los rusos para proveerse de energía. Y en tercer lugar... » Antes de explicar la tercera razón, coge un melocotón en la bandeja de frutas que su asistente -« osetio », precisa- acaba de traerle. « En tercer lugar, mire el mapa. Rusia es aliada de Irán. Nuestros vecinos, los armenios, tampoco están muy alejados de los iraníes. Imagine que se instala en Tiflis un régimen pro ruso. En ese caso, se lograría un continuo geoestratégico que iría desde Moscú a Teherán y que dudo mucho que defendiese al mundo libre. Espero que la OTAN entienda esto... »
4.Viernes por la mañana. Raphaël Glucksmann, Gilles Hertzog, la eurodiputada y yo decidimos volver a Gori, donde los rusos habrán comenzado su retirada, tras el acuerdo de alto el fuego redactado por Sarkozy y Medvedev. Allí vamos a reunirnos con el patriarca ortodoxo de Tiflis, que se dirige a Tsjinvali, donde cadáveres georgianos estarían siendo arrojados a los cerdos y a los perros. Pero el patriarca no aparece. Y los rusos no han evacuado nada. Y nosotros estamos bloqueados en el mismo sitio, a 20 kilómetros de Gori, cuando un coche que circula delante nuestro se cruza en el punto de mira de un escuadrón de irregulares que, con el beneplácito de un oficial ruso, hace bajar a los periodistas y les quita cámaras, dinero, objetos personales y, finalmente, su vehículo. Así pues, noticia falsa. El habitual baile de informaciones erróneas, en cuyo arte los propagandistas rusos parecen ser maestros. Nos dirigimos, entonces, a Kaspi, a medio camino entre Gori y Tiflis, donde el intérprete de la eurodiputada tiene familia y donde, en principio, la situación está más tranquila. Pero, en realidad, allí nos esperan dos o tres sorpresas más.
Primero, la destrucción. Aquí también, destrucción por todas partes. Pero una destrucción que, en este caso, no tenía como objetivo prioritario ni las casas ni las personas. ¿Qué, entonces ? El puente. La estación. La vía férrea, que ya está reparando un equipo logístico dirigido, desde su habitación, por un ingeniero jefe gravemente herido en una cadera. O el sistema electrónico de la empresa cementera Heidelberg, de capital alemán, a la que alcanzó un misil guiado por láser. « Había 650 obreros -me dice el director de la fábrica, Levan Baramatze-. Hoy, sólo han podido venir 150. Nuestra cadena productiva está totalmente arruinada ».
En Poti, los rusos hundieron la Marina de guerra georgiana. Y le dieron al gasoducto BTC en tres puntos. Aquí, en Kaspi, atentaron aposta contra los centros vitales de una economía de la que, indirectamente, depende la región y el país entero. Terrorismo teledirigido. Y voluntad, también en esto, de poner al país de rodillas.
Y la segunda sorpresa, los blindados. Repito que estamos a las puertas de la capital. Condoleezza Rice se encuentra, en este preciso momento, dando una rueda de prensa allí. Y de pronto, surge, volando a baja altura, a ras de los árboles, uno de esos helicópteros de combate, cuya aparición es siempre signo de lo peor. Inmediatamente después, los habitantes de Kaspi que aún quedan en la ciudad salen en estampida a las calles y, rápidamente, se aglomeran, de 10 en 10, o como pueden, en los viejos Ladas, al tiempo que gritan a quien quiere oírlos y, especialmente, a nuestros conductores, que llegan los rusos y que hay que huir.
Al principio, no nos lo creemos. Pensamos que se trata de otro rumor, como el de ayer. Pero, esta vez, es cierto. Los blindados rusos aparecen. Son cinco, exactamente. Más una unidad de ingenieros, que comienza a excavar trincheras. El mensaje está claro. Con Rice o sin Rice en Tiflis, los rusos están aquí, en su casa. Y se mueven, por Georgia, como en territorio conquistado. Esto no es exactamente como el golpe de Praga. Es su versión del siglo XXI : lento, paso a paso, a golpe de humillaciones, intimidaciones, desfiles y terror...
5.Esta vez, la cita tiene lugar a las cuatro de la mañana. Saakashvili pasó el final del día con Rice. Y la víspera, con Sarkozy. A los dos les agradece sus esfuerzos, así como su amistad, de la que nada ni nadie le hará dudar. ¿No se tutea con Nicolas ? ¿No le telefonea el candidato McCain, « cercano a Rice », tres veces al día desde el comienzo de la crisis ? Y sin embargo, le noto un aire melancólico, que no presentaba el primer día. La fatiga, quizás... Las noches sin dormir... Las derrotas en serie... Y ese rumor, que sabe que se está extendiendo por todo el país y que, desgraciadamente, tenemos que confirmarle : « ¿Y si Misha fuese incapaz de protegernos ? ¿Y si este joven y tempestuoso presidente no nos trajese más que infortunios ? ¿Y si, para sobrevivir, fuese necesario someterse al deseo de Putin y del fantoche que cuelga de su mano ? ». Hay algo de todo esto, sin duda, en la melancolía del presidente. Y, además, otra cosa. Otra cosa más complicada y que se refiere a la extraña actitud de sus amigos...
Por ejemplo, el acuerdo de alto el fuego, aportado por su amigo Sarkozy, que fue redactado a cuatro manos, en Moscú, con Medvedev. Saakashvili recuerda al presidente francés, aquí, en este mismo despacho, impaciente por verlo firmar. Escucha cómo le levanta la voz y casi le grita : « No tienes otra opción, Misha ; sé realista, no te queda escapatoria. Cuando los rusos lleguen para destituirte, ninguno de tus amigos, ninguno, moverá un dedo para salvarte ». Y su extraña reacción cuando, al final, Misha Saakashvili, logra que llamen a Medvedev ; Medvedev da el recado de que duerme -eran tan sólo las 21.00, pero duerme y no aparece hasta el día siguiente a las 9.00-. El presidente francés se enfada. El amigo francés tampoco entonces quiso esperar. ¿Prisa por volver ? ¿Convencido de que lo importante era firmar, cualquier cosa, pero firmar ? Misha piensa : « Así no se negocia. No se puede portar uno así con sus amigos ».
Vi el documento. Vi las anotaciones manuscritas que aportaron los dos presidentes. Primero el georgiano y, después, el francés. Vi el segundo documento, también firmado por Sarkozy, entregado a Condi Rice, en Bregançon, para que ella se lo transfiriese a Saakashvili. Y también vi el memorando redactado durante la noche por los georgianos, que lo consideran vital. Lograron que se tache cualquier alusión al futuro « estatuto » de Osetia. Consiguieron -y no es poco- que se precisase que el « perímetro razonable », establecido en el primer documento, dentro del cual estaban autorizadas las tropas rusas a patrullar para garantizar la seguridad de los rusófonos de Georgia, fuese « de unos cuantos kilómetros ».
Pero en ningún documento se aborda la integridad territorial de Georgia. Y por lo que se refiere a la ayuda legítima aportada a los rusófonos, tiemblo ante la idea del uso que de ello se puede hacer cuando sean los rusófonos de Ucrania, de los Países Bálticos o de Polonia los que, a su vez, se sientan amenazados por una voluntad « genocida »... Por la noche, en el bar del hotel, me encuentro con el americano Richard Holbrooke, diplomático de altos vuelos y cercano a Barack Obama, que sentencia : « En este asunto, flota un aire de apaciguamiento y de muniquismo ». Eso es. O bien somos capaces realmente de levantar la voz y de decir, en Georgia, stop a Putin, o el hombre que, según sus propias palabras, fue a « buscar hasta en los urinarios » a los civiles de Chechenia, se sentirá con derecho a hacer lo mismo con cualquiera de sus vecinos. ¿Es así como se va a construir Europa, la paz y el mundo del mañana ?
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25 August 2008
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zit. Der Informations- und Wahrheitsgehalt von Bernard-Henri Lévys « Reportagen » steht mitunter in einem umgekehrt proportionalen Verhältnis zu ihrer Länge. So auch im Fall eines doppelseitigen « Témoignage » über eine zweieinhalbtägige Reise nach Georgien, das der Pariser Publizist letzte Woche in « Le Monde » veröffentlicht hatte (NZZ 21.8.08). Die Webzeitung « Rue89 » hat jetzt Reisebegleiter von Lévy sowie andere Beobachter vor Ort befragt. Laut diesen soll der rasende Reporter etliches nicht gesehen haben, was er unter dem Titel « Choses vues en Géorgie » als Augenzeugenbericht verkauft. Manchmal übertreibt er lediglich : So wird aus den exakt dreissig russischen Vehikeln, die ein französischer Journalist auf der Strasse nach Gori gezählt hat, bei Lévy « ein langer Konvoi von mindestens hundert Fahrzeugen ».
Oft jedoch erfindet er einfach. Seine Ankunft in Gori beschreibt Lévy wie folgt : « Sie (die Russen) haben die Stadt niedergebrannt. Geplündert. In eine Geisterstadt verwandelt. » Die EU-Abgeordnete Marie-AnneIsler-Béguin, die Lévy in ihrem Konvoi mitgenommen hatte, erklärte dagegen, die Wagen hätten 1,5 Kilometer vor Gori haltmachen müssen. Wie es in der Stadt aussah, habe niemand feststellen können. Gebrannt hätten lediglich die umgebenden Felder. Und ein « Geruch von Verwesung und von Tod » ist ihr - wie auch anderen Anwesenden - ebenfalls nicht in die Nase gekrochen.
Eine weitere imaginierte Szene : « Ein Auto vor uns wird von einer Schwadron von Freischärlern überfallen, die, vor dem gleichgültigen Auge eines russischen Offiziers, die Journalisten zum Aussteigen zwingen und ihnen Kameras, Geld, persönliche Gegenstände und zuletzt den Wagen rauben. » Ein anwesender Filmemacher dagegen berichtet, bei einer georgischen Strassensperre hätten die Polizisten dem Konvoi, in dem sich auch Lévy befand, von der Weiterfahrt abgeraten : Ein Uno-Fahrzeug sei einen halben Kilometer weiter an einer russischen Sperre geplündert worden. Daraufhin sei der Konvoi umgekehrt - die russische Sperre hätten sie nicht einmal gesehen, weil die Strasse davor eine Kurve machte. Alles in allem : eine ziemliche Mogelei mit der Realität - die offenkundig zum Zweck hat, die Russen als Finsterlinge, die Georgier dagegen als Lichtgestalten zu malen. Den von Lévy rapportierten Gesprächen mit dem georgischen Präsidenten, einem « schreckensstarren » Flüchtling und einem russischen General mag man unter diesen Umständen nur sehr bedingt trauen.
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20 August 2008
Copyright 2008. The Associated Press. All Rights Reserved. Außenministerin ruft Brüssel zu politischen Sanktionen gegen Moskau auf
Brüssel (AP) - Die georgische Außenministerin Eka Tkeschelaschwili hat die EU aufgerufen, notfalls auch gegen den Willen Russlands eine Friedenstruppe in ihr Land zu entsenden. Bei einem Besuch in Brüssel forderte Tkeschelaschwili am Mittwoch außerdem, die EU solle als Konsequenz aus dem Krieg in Georgien die Verhandlungen über ein neues Partnerschaftsabkommen mit Russland aussetzen.
Auf die Frage, was Georgien von der EU erwarte, erklärte Tkeschelaschwili auf einer Pressekonferenz im Europaparlament : »Den Einsatz einer Friedenstruppe und politische Konsequenzen für das, was Russland getan hat.« Konkret nannte sie »die Aussetzung der Verhandlungen über das Partnerschaftsabkommen mit Russland und eine Blockade des russischen WTO-Beitritts« .
Der französische Staatspräsident und amtierende EU-Ratsvorsitzende Nicolas Sarkozy hatte in der vergangenen Woche zwar die Entsendung von EU-Soldaten für eine Friedensmission in Georgien angeboten, dies aber von der Zustimmung aller Konfliktparteien abhängig gemacht. Demnach wäre auch eine Einwilligung Russlands erforderlich. Tkeschelaschwili argumentierte dagegen : »Georgien ist ein souveräner Staat.« Die EU solle den Einsatz einer von Tiflis gewünschten Friedenstruppe deshalb nicht von der Zustimmung Moskaus abhängig machen.
Kritik an OSZE-Militärbeobachtermission
Unzufrieden äußerte sich die georgische Außenministerin mit der Aufstockung der OSZE-Militärbeobachtermission in Georgien auf zunächst 29 Mann. Dies sei zu wenig, außerdem sei das Mandat der 20 neu entsandten Militärbeobachter unzureichend, kritisierte Tkeschelaschwili. Es sieht den Einsatz der Militärbeobachter in Gebieten vor, die an die abtrünnige georgische Region Südossetien angrenzen. Gebraucht würden die Beobachter aber in erster Linie in Südossetien selbst, kritisierte Tkeschelaschwili : »Diese 20 Leute werden keine Möglichkeit haben, zu sehen, was in den Gebieten passiert, über die Russland vollständige militärische Kontrolle hat.«
Tkeschelaschwili war zu einer Anhörung des EU-Parlamentsausschusses für Auswärtige Angelegenheiten nach Brüssel gereist. Mehrere EU-Abgeordnete befürchten, Russland könnte nach dem Krieg in Georgien zu Militärinterventionen in weiteren ehemaligen Sowjetrepubliken schreiten. Der CDU-Europaabgeordnete Elmar Brok warnte : »Wenn die Destabilisierung in Georgien erfolgreich sein wird, wird man auch Destabilisierung in Aserbaidschan machen und Destabilisierung in der Ukraine machen.« Auch der Grünen-EuropaabgeordneteCem Özdemirbefürchtet ein Einschreiten Russlands, falls der Konflikt um die zwischen Aserbaidschan und Armenien umstrittene Region Berg-Karabach eskalieren sollte.
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20 August 2008
Copyright 2008. The Associated Press. All Rights Reserved. In anderen Ex-Sowjetrepubliken - »Die ganze Region ist ein Pulverfass«
Brüssel (AP) - Nach dem Krieg in Georgien befürchten EU-Abgeordnete russische Militärinterventionen in weiteren ehemaligen Sowjetrepubliken. Der außenpolitische Koordinator der Europäischen Volkspartei, Elmar Brok (CDU), warnte am Mittwoch in Brüssel : »Wenn die Destabilisierung in Georgien erfolgreich sein wird, wird man auch Destabilisierung in Aserbaidschan machen und Destabilisierung in der Ukraine machen.« Der österreichische EU-Abgeordnete Othmar Karas sagte : »Es gibt nicht nur Georgien, wo es brennt, sondern es ist die ganze Region ein Pulverfass.«
Auch der Grünen-EuropaabgeordneteCem Özdemiräußerte die Befürchtung, dass sich Russland zu weiteren Militärinterventionen ermutigt fühlen könnte. Wenn etwa der Konflikt um die zwischen Aserbaidschan und Armenien umstrittene Region Berg-Karabach eskaliere, könnte Russland eingreifen, wie es dies in der aktuellen Auseinandersetzung zwischen Georgien und der abtrünnigen Region Südossetien getan habe : »Wenn der Konflikt um Berg-Karabach eskaliert, ist zu befürchten, dass Russland auch hier das Modell Südossetien anwenden könnte, um seinen Machtanspruch zu demonstrieren« , warnte Özdemir.
Der Grünen-Politiker kritisierte zugleich die bisherige Russland-Politik der EU als in sich widersprüchlich und teilweise naiv. Zwar dürfe die EU nicht in antirussische Rhetorik verfallen : »Wir wollen kein Russland-Bashing« , sagte Özdemir. Die EU dürfe aber auch nicht »eine naive Russland-Politik weiterverfolgen, die meint, gemeinsame Gespräche und Fototermine könnten Russland zu einer anderen Politik bewegen« .
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21 August 2008
© 2008 Stuttgarter Nachrichten
EU-Parlamentarier in Georgien
Brüssel - Zwölf Jahre ist es her, dass Elmar Brok Georgien besuchte. Damals begleitete der CDU-Europaparlamentarier Bundespräsident Roman Herzog. Gastgeber in Tiflis war Eduard Schewardnadse, einst UdSSR-Außenminister, nun Staatsoberhaupt der unabhängig gewordenen Heimat.
VON GERD NIEWERTH UND KNUT PRIES, Brüssel
"Damals war Tiflis noch total heruntergekommen", erinnert sich Brok. "Heute ist es nicht wieder zu erkennen : gepflegt, viel Grün, freundlich, wie eine Stadt am Mittelmeer." Das aber könnte sich ändern, fürchtet der Europaabgeordnete - wenn Russland mit der Strategie durchkomme, den Nachbarn wirtschaftlich zu verstümmeln.
Brok gehört zu den europäischen Parlamentariern, die in den letzten Tagen im Kaukasus waren, um sich ein Bild von der Lage im russisch-georgischen Konflikt zu machen. Zusammen mit dem österreichischen Parteifreund Othmar Karras hat er auf einem 24-Stunden-Trip in Tiflis mit Staatspräsident Michail Saakaschwili und anderen georgischen Politikern gesprochen und ist anschließend von der Hauptstadt ins rund 70 Kilometer nordwestlich gelegene Gori gefahren, Stalins Geburtsort.
Länger - sechs Tage - war eine zweite Delegation des Europäischen Parlaments unter Leitung der Grünen-Abgeordneten Anne Isler Beguin vor Ort. Auch sie hat wenig ermutigende Eindrücke gesammelt. "Die Russen erlauben sich alles. Ihre Armee lässt zu, dass irreguläre Truppen ganze Dörfer vernichten und plündern."
Brok und Karras, unterwegs in einer US- Limousine des georgischen Parlaments, stießen auf halber Strecke nach Gori auf den ersten russischen Posten. Sieben solcher Checkpoints mussten sie passieren, nichts habe darauf hingedeutet, dass die Besatzer zum Abzug rüsteten. Gori selbst, berichtet Brok, sei zwar nicht besetzt, mache aber den Eindruck einer Geisterstadt, spärlich bewohnt nur von Alten, Kindern und Frauen. Von den 45 000 Einwohnern seien viele während des Kriegs geflohen. Nur 7000 blieben, noch einmal so viele seien wieder zurückgekehrt.
Insgesamt sind über 100 000 Georgier im eigenen Land auf der Flucht, viele sind bei Freunden oder Verwandten in Tiflis untergekommen. Ihre Lage sei oft unerträglich, klagt Beguin. "Meistens hausen 20, 30 Flüchtlinge in Zweizimmerwohnungen." Weil die Russen die Hauptverkehrswege des Landes zerstört hätten, mangle es an Lebensmitteln und Energie.
Die beiden Christdemokraten vermuten hinter der Zerstörung der Infrastruktur durch die Russen den Versuch, Saakaschwili aus dem Amt zu treiben, um in Tiflis ein Moskau-treues Regime wie in Weißrussland einzusetzen. Eine solche Politik sei unannehmbar, sagen Brok und Karras. Alles komme darauf an, ob und wie Moskau Wort halte und sein Militär abziehe.
Auch Isler Beguinverlangt von den Russen "Schluss mit dem Katz-und-Maus-Spiel". Die EU dürfe den Dialog mit Russland nicht sofort einfrieren. Letztlich stünden aber auch die Verhandlungen über ein neues Partnerschafts- und Kooperationsabkommen EU/Russland auf dem Spiel.
An der EU kritisiert Brok vor allem einen völligen Mangel an strategischer Planung. Beispiel Visa-Erleichterungen : Mit den Russen gibt es ein entsprechendes Abkommen, mit den Georgiern nicht. So hätten sich Bürger der abtrünnigen Provinzen Südossetien und Abchasien mit russischen Pässen ausstatten lassen, um leichter in die EU reisen zu können. "Ein Stück aus dem Tollhaus !"
Beguin : Schluss mit dem Katz-und-Maus-Spiel
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20 August 2008
Copyright 2008 Agencia EFE. All Rights Reserved
Bruselas, 20 ago (EFE).- Los eurodiputados que participaron hoy en la sesión extraordinaria de la Eurocámara sobre el conflicto de Osetia del Sur instaron a Rusia a respetar de forma "total" el acuerdo de alto el fuego y la integridad territorial de Georgia.
El debate, celebrado de forma conjunta por la comisión de Exteriores, por la subcomisión de Seguridad y Defensa y por la delegación parlamentaria para el Cáucaso, se zanjó con un claro mensaje de apoyo a Tiflis y con críticas a la actuación de Moscú.
Así, gran parte de los diputados consideraron que mientras Rusia no cumpla con sus compromisos internacionales, la UE no puede mantener la relación que tenía hasta ahora con Moscú.
La ministra de Exteriores georgiana, Eka Tkeshelashvili, que compareció ante la Cámara, fue más allá y pidió a los Veintisiete que suspendan su cooperación con Rusia si el Kremlin no retira sus tropas a las posiciones que tenían antes del estallido del conflicto.
Además, instó a la UE a comprometerse "sobre el terreno", una idea apoyada por los eurodiputados, que pedirán a los Estados miembros el envío de observadores a Georgia y, posteriormente, de una misión de paz, según aseguró a los periodistas el presidente de la comisión de Exteriores, Jacek Saryusz-Wolski.
"El conflicto en Georgia va a poner a prueba la seriedad del compromiso de la UE y del resto del mundo occidental con el Cáucaso", aseguró el diputado.
En su opinión, "ahora, más que nunca, es crucial que la UE logre una postura unánime, que se comprometa totalmente para lograr una solución pacífica y sostenible al conflicto y que participe activamente en el proceso de reconstrucción".
Los grupos políticos del PE tienen previsto trabajar durante la a semana próxima en un texto de resolución, que se votaría en la sesión plenaria de comienzos de septiembre, en lo que sería el primer mensaje oficial del hemiciclo sobre la crisis.
Además, la Eurocámara podría enviar una nueva misión a la zona, para comprobar como evoluciona la situación sobre el terreno.
La primera delegación, presente en Georgia entre el 12 y el 17 de agosto, instó hoy a la UE a enviar con urgencia fuerzas para el mantenimiento de la paz en la zona, ya sea a través de la Organización para la Cooperación y la Seguridad en Europa (OSCE) o de las Naciones Unidas.
Según la diputada Marie AnneIsler Béguin, a día de hoy los soldados rusos "se permiten todo, recorren a sus anchas la llamada zona de seguridad", y practican "destrucción, pillaje e intimidación".
Los parlamentarios del Partido Popular Europeo (PPE) Elmar Brok y Othmar Karas, que llegaron hoy de Georgia, aseguraron que la estratégica localidad de Gori, a 70 kilómetros al noroeste de Tiflis, "parece una ciudad fantasma".
Según su observación, las tropas rusas "no dan la impresión de estar en retirada", a pesar de lo cual la Comisión Europea aseguró hoy que la seguridad en la zona va "mejorando día a día", lo que está facilitando la distribución de ayuda humanitaria.
Para la UE, la prioridad inmediata es el respeto del alto el fuego y del acuerdo de paz, la asistencia humanitaria y la supervisión de la situación, reforzada a través del envío de nuevos observadores de la Organización para la Seguridad y la Cooperación en Europa (OSCE), explicó el secretario de Estado francés de Asuntos Europeos, Jean-Pierre Jouyet, en nombre de la presidencia.
Tras participar en una sesión a puerta cerrada con los eurodiputados, Jouyet señaló que a medio plazo el objetivo europeo es que haya una resolución de las Naciones Unidas "durante los próximos días" y, a partir de ella, ver cómo se puede seguir colaborando. EFE
20 August 2008
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Bruselas, 20 Ago (Notimex).- El Parlamento Europeo (PE) pedirá a la Unión Europea (UE) crear una "fuerza de manutención de paz" que se sume a la constituida por Rusia en Osetia del Sur, además de analizar eventuales sanciones contra Moscú.
"Hace un año que lo pedimos y hoy eso se torna una obligación, porque vemos claramente que no podemos aceptar que los rusos formen solos una fuerza de manutención de paz, ya que hoy ellos son parte del conflicto", afirmó la eurodiputada Marie-AnneIsler Beguin.
En rueda de prensa este miércoles, Beguin, quien preside la delegación del PE para Georgia, enfatizó que "es una urgencia absoluta que la UE envíe esa fuerza de paz."
El PE también pedirá al bloque europeo adopte medidas políticas para presionar a Rusia a cumplir con el alto el fuego en el Cáucaso.
Además de considerar la adopción de sanciones contra Rusia "en un cuadro económico y político" en el caso de que Moscú siga eludiendo retirar sus tropas de Georgia.
Beguin opinó que las acciones rusas también deben tener alguna consecuencia dentro del cuadro del nuevo acuerdo de asociación que tiene previsto empezar a negociar con la UE en septiembre próximo.
"Hace falta redefinir nuestro acuerdo de asociación", defendió la diputada francesa, que encabezó una misión parlamentaria a Georgia entre el 12 y 17 de agosto y compareció este miércoles ante la Eurocámara para presentar sus observaciones.
"Todos los testigos coinciden que las tropas rusas no se han retirado de Georgia. Al contrario : se han instalado. Los rusos se permiten todo, van a donde quieren dentro de la llamada zona de seguridad, se permiten la destrucción, el pillaje, la intimidación", afirmó.
"Mientras Rusia anuncia a la prensa internacional que sus tropas en Osetia son tropas de paz, la población local no se siente absolutamente segura, está completamente aterrorizada", agregó Beguin.
La eurodiputada sostuvo que las tropas rusas impiden que las autoridades y las organizaciones internacionales lleven a cabo el trabajo de ayuda humanitaria en las regiones afectadas por el conflicto, que estalló el pasado día 8 en Osetia del Sur.
Además, culpó a la comunidad internacional de permitir la escalada de violencia.
"Espero que aprendamos la lección de ese conflicto, que podría haber sido evitado si hubiéramos escuchado a las personas que pedían para desactivar la bomba caucásica. Hace nueve años que vamos a la región y hace nueve años que vemos que la situación se degrada", subrayó.
Para Beguin, la solución del conflicto pasa por una decisión sobre el futuro de las dos regiones separatistas georgianas, Osetia del Sur y Abjásia.
Además de Begui, la ministra georgiana de Exteriores, Eka Tkeshelashvili, participó en una reunión extraordinaria convocada por la eurocámara, que llamó a los parlamentarios europeos interrumpir sus vacaciones para debatir la situación en el Cáucaso.
El ministro francés para Asuntos Europeos, Jean-Pierre Jouyet, informará por su parte a los eurodiputados sobre las gestiones diplomáticas realizadas por la presidencia francesa de la UE para intermediar una solución para la crisis.
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20 August 2008
© Europa Press. Está expresamente prohibida la redistribución y la redifusión de todo o parte de los servicios de Europa Press sin su previo y expreso consentimiento.
Asimismo, pide que la UE revise "todos sus acuerdos" con Rusia por su agresión a Georgia
BRUSELAS, 20 (EUROPA PRESS)
La delegación del Parlamento Europeo desplazada a Georgia para comprobar in situ la situación en la zona a petición expresa del presidente de la Eurocámara, Hans-Gert Poettering, reclamará hoy a la Unión Europea que envíe "urgentemente" a la zona "una fuerza de mantenimiento de paz" para garantizar "la protección de la población civil georgiana" por considerar que es su "obligación moral".
La jefa de la delegación europarlamentaria para la región del Cáucaso Sur desplazada a Georgia, la eurodiputada de los Verdes Marie AnneIsler Beguin, aclaró en rueda de prensa que cursará dicha petición durante su comparecencia ante la Comisión de Asuntos Exteriores del Parlamento Europeo, reunida esta tarde de forma extraordinaria para debatir sobre Georgia. A la sesión parlamentaria acudirán también la ministra de Asuntos Exteriores georgiana, Eka Tkeshelashvili, y el secretario de Estado de Asuntos Europeos francés, Jean Pierre Jouyet.
Beguin justificó la presencia de fuerzas europeas en Georgia tras denunciar "el pillaje" y la "destrucción" que han permitido las autoridades rusas en territorio georgiano, algo que, a su juicio es "totalmente inaceptable". También, denunció que las tropas rusas "impiden a los convoyes humanitarios hacer su trabajo". "No podemos permitir la situación actual", recalcó.
A pesar de reconocer que, hoy por hoy, la Unión Europea no tiene un mandato que avale dicho despliegue, consideró que las fuerzas de mantenimiento de paz europeas podrían "integrarse" en el contingente en misión de paz ya destacado en la zona, compuesto fundamentalmente de tropas rusas, bien bajo el paraguas de la OSCE o de la propia ONU. "Hay que buscar otra fórmula" que no implique sólo la supervisión en la zona por parte de tropas rusas", señaló, sobre todo, dijo, porque "Georgia está de acuerdo" en que la UE "observe" y supervise la zona.
"Nada nos impide integrar una fuerza de mantenimiento de paz" en la región. "Hay que encontrar la fórmula de que la UE entre allí" porque, a su juicio, recurrir a la OTAN "no es la solución" en la región. "No vamos a iniciar un conflicto que no sabemos dónde llevará", explicó.
En cambio, defendió que la UE "haga respetar el alto el fuego" y garantice "que todas las tropas rusas se retiran" de territorio georgiano. Para ello, los Veintisiete "deben ponerse de acuerdo" para enviar dicha misión. "Es absolutamente urgente que enviemos fuerzas de paz" a la zona que puedan operar en "todo" el territorio georgiano, incluida la región secesionista de Osetia del Sur, además de "enviar ayuda masiva" para la población de refugiados y desplazados, remachó. REVISAR TODOS LOS ACUERDOS ENTRE LA UE Y RUSIA
Asimismo, consideró que la Unión Europea debe "revisar todos los acuerdos" que mantiene con Rusia. "En el marco de las relaciones económicas, tenemos que presionar a Rusia (...) Hay que redefinir totalmente nuestros acuerdos de partenariado con Rusia", algo que espera haga la UE, admitió.
A pesar de no ser partidaria de congelar el diálogo bilateral entre los Veintisiete y Rusia, pidió "fijar una fecha límite" desde la UE para la retirada de todas las tropas rusas que se han adentrado en territorio georgiano y, "si no sucede, aplicar medidas contra Rusia". La eurodiputada se preguntó si Rusia debería seguir formando parte de organismos como el Consejo de Europa o la Organización para la Seguridad y la Cooperación en Europa (OSCE).
La delegación, compuesta por Beguin y el responsable de la delegación parlamentaria experta en el Cáucaso Sur, Stephan Phitzner, visitó la capital georgiana, Tiblisi, y la localidad de Gori, al sur de Osetia del Sur, entre el 12 y el 17 de agosto pasados.
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20 August 2008
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Bruselas, 20 ago (EFE).- La delegación enviada por el Parlamento Europeo a Georgia instó hoy a la UE a enviar con urgencia fuerzas para el mantenimiento de la paz en la zona, ya sea a través de la Organización para la Cooperación y la Seguridad en Europa (OSCE) o de las Naciones Unidas.
La delegación, que permaneció en Georgia entre el 12 y 17 de agosto y estuvo encabezada por la eurodiputada francesa Marie AnneIsler Béguin, del grupo de Los Verdes, señaló que "nada se ha arreglado todavía" y que es necesario el envío urgente de efectivos.
Isler dijo en rueda de prensa que "no se puede aceptar el formato actual" por el que Rusia es básicamente la encargada de mantener la paz en la zona, y que es necesario encontrar otra "fórmula" para asegurar la convivencia de los dos países.
"La urgencia es ahora ; es ahora cuando hay que enviar observadores para garantizar la paz", añadió.
Además, destacó la importancia y la urgencia de garantizar la seguridad de la población, en especial de los cerca de 14.000 georgianos residentes en Osetia del Sur.
Durante su estancia en Tiflis, la delegación de la Eurocámara constató que, lejos de retirarse de Georgia, las tropas rusas "se han instalado".
"No podemos aceptar que el llamado perímetro de seguridad englobe prácticamente la mitad del territorio georgiano", insistió.
Isler apuntó que los soldados rusos "se permiten todo, recorren a sus anchas la llamada zona de seguridad", y añadió que practican "destrucción, pillaje e intimidación".
Asimismo, los diputados enviados informaron de las dificultades de los convoyes de ayuda humanitaria para realizar su labor ante los obstáculos a los que les someten las tropas rusas.
En ese sentido, subrayaron la importancia de poner en marcha lo antes posible un proyecto para ayudar a la reconstrucción de, en especial, el ferrocarril que atraviesa Georgia y que constituye la vía principal de transporte de bienes de primera necesidad.
Preguntada por el futuro de las relaciones de la Unión Europea con Rusia, la eurodiputada no se mostró partidaria de "congelarlas", aunque sí de proponer una fecha límite para la retirada del ejército ruso y, en el caso de que esto no se cumpla, tomar las medidas pertinentes.
"Con lo que ha pasado, habría que revisar todos los acuerdos con Rusia", agregó.
Isler se mostró además pesimista sobre las posibilidades de la OTAN para resolver el problema, e hizo hincapié en que el conflicto "podría haberse evitado" si hubiese habido un mayor compromiso de la comunidad internacional, ya que la situación "viene degradándose desde hace nueve años".
También indicó que va a pedir a la UE que "esté absolutamente a favor de Georgia", y aludió al artículo 11 del Tratado de la Unión, en el que se compromete a mantener la paz en el mundo. EFE