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Le sprint final de Madrid

Le sprint final de Madrid

Posté le 13 septembre 2007 par Cédric Cabanne (Contacter l'auteur)

Souvent en bras de chemise, les negociateurs -veritables artisans de la COP, poursuivent leurs discussions techniques alors que les ministres, presents pour le segment ministeriel, peaufinent leurs discours.

La volonte est manifeste de parvenir a un consensus. Il reste cependant de nombreux points a regler, avant de parvenir a la ligne finale.

La mise en oeuvre du nouveau plan strategique est fort attendue par les representants de la societe civile et des citoyens. Il est presque certain que l’instrument ne sera pas completement finalise avant la fin de la semaine. Neanmoins, les delegues s’accordent peu a peu sur la structure du document ; c’est a dire les principes et obligations des "parties" a la Convention.

Parmi les sujets sensibles, la question de la coordination regionale est a l’origine d’une opposition entre le secretariat de la Convention et les europeens. L’idee, promue par les europeens, est liee a une meilleure concertation entre les pays d’une meme region afin de favoriser l’integration entre les differents pays par le biais de la lutte contre la desertification. Au contraire, le secretarait ne souhaite pas de mecanismes de coordination contraignants qui, a terme, diminuent son pouvoir. De meme, il est difficile d’imposer la mise en place d’un systeme d’evaluation de la Convention avec des inidcateurs clairs et agrees par les Parties. Le secretariat, dont le travail n’a pas toujours ete a la hauteur de attentes, ne souhaite pas etre mis sur le grill au moment ou il entame sa mue. A terme, il semble pourtant qu’un outil de gestion devrait s’appliquer au secrerariat comme a l’ensemble des projets developpes pour lutter contre la degradation des sols.

Bien sur, le montant du budget alloue a la Convention par ses Parties, determine fortement l’efficacite future de la Convention. Dans ce domaine, l’UE est dans une position tres favorable. La hausse de la devise europeenne face au dollar US, lui donne la marge de manoeuvre necessaire pour proposer une augmentation du budget general. L’UE donne actuellement au secretariat de la Convention pres de 200000 $ annuels auquel s’ajoutent le versement excpetionnel d’un million d’euros pour favoriser la participation des experts de la societe civile aux travaux de la Convention en sus des 2 millions d’euros annuels de projets dans les pays du Sud qui integrent un volet lutte contre la degradation des sols.

Le Mecanisme Mondial , organe subsidiaire a la Convention, pose question. Charge de la mise a disposition de fonds et sis en Italie (alors que le siege de la Convention est a Bonn), le Mecanisme Global experimente des difficultes de communication avec les secretariat. Dans ce domaine, il revient finalement au nouveau secretaire general de la Convention de mettre de l’huile dans les rouages.

Au moment du sprint final, un dernier acteur apparait. Le secretaire general de la Convention des Nations Unies sur le Climat participe a des discussions informelles. Cette dernier peut en effet perdre du credit a mesure que se renforcera la Convention de lutte contre la desertification. Si la question des synergies entre les differentes Conventions articule des competences, elle favorise la competition en matiere de recherche de financements.


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