11 décembre 2006 Revue de Presse internationale
30 novembre 2006 DECLARATION PRÉLIMINAIRE
9 novembre 2006 Communiqués de Presse
8 novembre 2006 Revue de Presse (du 3 oct 2006 au 19 nov 2006)
Posté le 30 novembre 2006 par Webmaster (Contacter l'auteur)


Mauritanie : après les législatives, cap sur la présidentielle
NOUAKCHOTT (AFP) - jeudi 07 décembre 2006 - 9h03 - Au moment où les premières élections de la transition démocratique en Mauritanie sont unanimement saluées comme un test réussi, l’ensemble du pays semble déjà tourné vers la présidentielle de mars 2007, dont l’issue déterminera le véritable avenir politique du pays. Acteurs politiques, autorités, Commission électorale nationale indépendante (Céni), observateurs internationaux : tous se sont déclarés satisfaits du bon déroulement des législatives et municipales des 19 novembre et 3 décembre. Ces scrutins ont donné le coup d’envoi d’un processus électoral décidé par la junte qui a déposé en août 2005 l’ex-président Maaouiya Ould Taya, lui-même arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat en 1984. Des sénatoriales en janvier 2007 et une présidentielle en mars doivent clore cette transition, et ouvrir la voie au retour des civils aux affaires dans cette république islamique habituée aux coups d’Etat depuis son indépendance en 1960. "C’est la première fois que les Mauritaniens votent librement et dans des conditions démocratiques", a estimé mercredi à Nouakchott Marie-Anne Isler-Beguin, chef de la mission d’observation de l’Union européenne (UE) pour les scrutins de novembre-décembre. "L’administration mauritanienne a prouvé qu’elle était capable d’organiser ces élections. Elle avait simplement besoin d’une volonté politique qui n’existait pas auparavant", souligne l’éditorialiste Mohamed Fall Ould Oumeïre, directeur de La Tribune (hebdomadaire indépendant) joint au téléphone depuis Dakar. Autre élément positif à ajouter au crédit de la junte dirigée par le colonel Mohamed Ely Ould Mohamed Vall : une participation d’un niveau sans précédent. "Il s’agit de la plus forte participation jamais enregistrée. A Nouakchott, par exemple, on a eu plus de 69% de participation, alors qu’avant il n’y avait jamais eu plus de 30% de votants, bourrage des urnes non compris", assure M. Ould Oumeïre.
Signe d’ouverture démocratique, les scrutins ont permis l’entrée sur la scène politique de groupes autrefois interdits, comme les islamistes modérés et l’ex-opposition armée en exil devenue parti politique, dont les dirigeants avaient été emprisonnés avant une amnistie générale de la junte en 2005. Selon des résultats officiels des législatives publiés en début de semaine, la coalition de l’ex-opposition et les candidats indépendants issus de l’ancien parti au pouvoir sont sortis vainqueurs avec respectivement 41 et 39 sièges sur un total de 95. En l’absence de majorité claire dans cette nouvelle assemblée très émiettée, observateurs et politiques ont déjà l’oeil rivé sur la présidentielle de mars, qui dessinera plus nettement l’orientation politique du pays avant que les députés ne commencent à siéger. "Les résultats de la présidentielle seront décisifs pour déterminer les alliances au sein de l’Assemblée, puisque le système mauritanien est présidentiel et que la classe politique est souvent rangée du côté de celui qui gouverne", analyse Mohamed Mahmoud Ould Aboulmaaly, rédacteur en chef du quotidien indépendant Nouakchott Infos.
Reste à savoir quel président sortira des urnes au soir du 25 mars 2007. Pour M. Ould Oumeïre, "les candidats issus des partis auront plus de chance grâce à leur côté rassembleur et leur légitimité, à l’image de ceux qui ont combattu l’ancien régime et qui ont été emprisonnés". Parmi ces derniers, le chef du Rassemblement des forces pour la démocratie (RFD, ex-opposition) Ahmed Ould Daddah, demi-frère du premier président depuis l’indépendance Moktar Ould Daddah (1960-1978), semble pour l’instant le mieux placé. "Il y a Ould Daddah, s’il a l’appui des partis de la coalition, mais aussi l’indépendant Sidi Ould Cheikh Abdallahi, qui semble bénéficier du soutien" de la junte dont les membres se sont engagés à ne pas se présenter, avance M. Ould Aboulmaaly. Il n’écarte pas également l’émergence d’un "candidat surprise" d’ici à mars.























AlAkhbar du jeudi 23-11-06
Le quotidien publie un numéro spécial sur les résultats des élections en publiant les listes officielles annoncées la veille par le ministre de l’intérieur. Pour la liste nationale, le RFD obtient 3 siéges ; 2 pour le PRDR. APP, UNDLE, UFP, UDP, PUCM-HATEM, FP, RDU et le RD obtiennent, chacun, un siège. Le journal fait par ailleurs, un compte rendu de la conférence de presse conjointe MOE-PE, au cours de laquelle la présidente Mme Isler Beguin a souligné « les conditions de transparence du déroulement du scrutin et de la campagne ». Elle a aussi noté une des insuffisances dans les procédures électorales « qui doivent être améliorées au cours du second tour des législatives », a rapporté le journal qui signale que les missionnaires de la MOE-PE se sont félicité de l’accueil et de la disponibilité des différents acteurs politiques, de la société civile et du peuple mauritanien.
"Le pionnier de la démocratie en Afrique du Nord"
Les élections législatives et municipales en Mauritanie, les premières depuis le coup d’Etat militaire d’août 2005, se sont déroulées dimanche 19 novembre sans incident et dans une réelle transparence. Elles ont donné le coup d’envoi de la transition démocratique engagée par la junte militaire.
"Les premiers résultats de la double élection municipale et législative du 19 novembre renferment nombre d’enseignements" analyse le quotidien mauritanien Nouakchott Info. Dimanche dernier en effet, quelque 1,07 million d’électeurs ont désigné leurs 219 conseils municipaux et 95 députés à l’Assemblée nationale de la République islamique de Mauritanie, un pays principalement désertique de 3 millions d’habitants. Deux scrutins qui sont les premiers d’une série destinée à rendre le pouvoir aux civils au terme d’une transition engagée par la junte qui a déposé le 3 août 2005 l’ex-président Maaouiya Ould Taya après deux décennies d’une dictature à parti unique.
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Le Chef de l’Etat reçoit une mission d’observation électorale de l’UE (Agence mauritanienne d’info 22/11/2006)
Nouakchott, 22 nov (AMI) - Le Colonel Ely Ould Mohamed Vall, Président du Conseil Militaire pour la Justice et la démocratie Chef de l’Etat, a reçu ce mardi matin en audience au Palais présidentiel à Nouakchott, la mission d’observation des élections de l’Union-Européenne conduite par Mme Marie Anne Isler Béguin, actuellement en visite dans notre pays pour assister et observer le processus électoral. A sa sortie d’audience, Mme Isler Beguin a déclaré à l’AMI être venue faire part au Chef de l’Etat de la mission d’observation de l’Union Européenne (UE) et du Parlement européen et le remercier d’avoir permis à la mission de l’UE de venir conduire cette mission d’observation. "Nous avons fait part au Président, dit Mme Isler Beguin, de nos remarques générales sur la question avec y compris les grandes tendances".
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Le colonel a tenu ses promesses !
Les militaires au pouvoir à Nouakchott ont permis des élections neutres, se félicitent les observateurs européens. Peu ou pas de fraude. Et de la transparence : qui l’eût cru ?
Sur l’estrade des "Journées du développement", vendredi dernier à Bruxelles, le colonel Mohamed Vall avait laissé l’audience un brin perplexe en promettant "la transparence" pour le scrutin législatif de ce week-end en Mauritanie. "Nous, les autorités de transition (militaires, NdlR), devons faire preuve d’une neutralité absolue afin que les Mauritaniens se sentent libres de s’exprimer librement", avait-il insisté. Pourtant, ce qui fut dit fut fait.
La junte militaire a laissé le champ libre, dimanche, à plus d’un million d’électeurs mauritaniens, leur permettant de s’exprimer seize mois après qu’elle se soit emparée du pouvoir à Nouakchott par l’entremise d’un coup d’Etat. "Les militaires ont tenu les engagements qu’ils avaient pris avec l’Union européenne notamment au niveau de la transparence", se félicite Marie-Anne Isler Beguin, chef de la mission d’observation de l’Union européenne
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lundi 20 novembre 2006, 17h24 - source : Yahoo
Les observateurs internationaux considèrent que le scrutin mauritanien s’est bien passé
NOUAKCHOTT (AP) - Les législatives et municipales de dimanche, premières élections organisées en Mauritanie depuis l’arrivée au pouvoir de la junte militaire en 2005, se sont déroulées dans le calme et sans problème majeur, ont estimé lundi les observateurs internationaux.
Après avoir renversé en août dernier sans effusion de sang le dictateur Maaoya Sid’Ahmed Ould Taya, au pouvoir depuis 21 ans, la junte avait promis de présider au rétablissement de la démocratie et de rendre rapidement le pouvoir aux civils. Le scrutin de dimanche était très attendu, considéré comme le premier test de cette normalisation.
Les premiers résultats préliminaires lundi matin montraient que les partis opposés à Ould Taya semblaient gagner du terrain dans la capitale et plusieurs régions, selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur Dahmane Ould Beyrouk. Les résultats complets ne sont pas attendus avant mardi.
"Le scrutin a bien fonctionné dans tout le pays", a constaté Marie-Anne Isler Beguin, responsable de la mission d’observation de l’Union européenne. Des centaines d’observateurs ont supervisé le scrutin, pour le compte également de l’Union africaine, de la Ligue arabe et de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) ou encore l’Institut national démocratique américain.
Depuis son putsch, l’ancien chef de la police, le colonel Ely Ould Mohamed Vall a levé les restrictions à la liberté de la presse et aux activités politiques, des réformes démocratiques qui ont réveillé l’espoir d’une Mauritanie démocratique. Il a également tenté d’instaurer la transparence dans l’émergent secteur pétrolier du pays, la Mauritanie ayant commencé à pomper du brut en février.
Environ un million d’électeurs étaient appelés à désigner 95 députés ainsi que 200 élus municipaux. En outre, fait rare dans ce pays musulman très conservateur, un quota de 20% des sièges était réservé à des candidates femmes.
Le colonel Vall a également interdit aux membres de la junte au pouvoir d’être candidats, et a promis qu’aucun d’entre eux ne serait non plus candidat à la présidentielle prévue en mars. Une promesse qu’il a renouvelée lorsqu’il a déposé son propre bulletin dans l’urne dimanche. AP
nc/v
lundi 20 novembre 2006, 11h47 - source : Yahoo
Elections en Mauritanie : poursuite du décompte, trois partis se dégagent
Par Alexandre GROSBOIS
NOUAKCHOTT (AFP) - Deux partis de l’ex-opposition et de l’ex-parti au pouvoir étaient en tête lundi des premiers résultats des élections municipales et législatives de dimanche en Mauritanie, a-t-on appris auprès du ministère de l’Intérieur où se poursuivait lundi le décompte des voix. "Selon les résultats encore fragmentaires qui continuent à nous parvenir, deux grands partis de la Coalition des forces du changement démocratique (CFCD, 8 partis de l’ex-opposition) et le Parti Républicain pour la Démocratie et le Renouveau (PRDR, ex-parti au pouvoir) sortent du lot pour les deux scrutins dans les régions de Nouakchott et Trarza (sud-ouest)", qui abritent la majorité des inscrits, selon un responsable du ministère de l’Intérieur sous couvert d’anonymat.
Les deux partis de la CFCD sont l’Alliance Populaire progressiste (APP), une coalition de mouvements d’anciens esclaves, de lutte contre l’esclavage et de nationalistes qui jouit d’une importante popularité dans les couches les plus déshéritées, et le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) de Ahmed Ould Daddah, ex-opposant farouche de l’ancien régime. Les premiers résultats devient officiellement être annoncés par le ministère lundi dans la soirée.
Après l’adoption d’une nouvelle Constitution en juin, les élections de dimanche étaient les premières d’une série de scrutins destinés à rendre le pouvoir aux civils au terme d’une transition engagée par la junte qui a déposé le 3 août 2005 l’ex-président Maaouiya Ould Taya.
Près de 1,07 million d’électeurs devaient élire 219 conseils municipaux et 95 députés à l’Assemblée nationale.
Le vote s’est déroulé sans véritable incident, selon les observateurs et les partis politiques.
"Le vote a bien fonctionné dans l’ensemble du pays", selon les 87 observateurs de l’Union européenne "qui ont inspecté 13% des bureaux de vote du pays", a déclaré lundi Marie-Anne Isler Beguin, chef de la mission d’observation européenne.
"Il semble cependant que l’on s’achemine vers un nombre très important de bulletins nuls à cause d’une application trop restrictive des règles dans les bureaux de vote au moment du dépouillement", a-t-elle souligné.
Le décompte des voix des 2.336 bureaux de vote des 13 régions du pays se poursuivait et "les résultats partiels sont attendus dans la nuit de lundi à mardi", selon ce responsable du ministère de l’Intérieur.
La participation "devrait se situer entre 65 et 70%", a-t-il poursuivi.
Mohamed Ould Moloud, président de l’Union des forces patriotiques (UFP) et chargé de la présidence tournante de la coalition de l’ex-opposition, a déclaré lundi que les élections s’étaient "déroulées de façon normale" à l’exception de "quelques manipulations d’électeurs localisées".
"C’est un grand acquis pour la démocratie mauritanienne", a-t-il estimé.
La plupart des bureaux ont fermé à 19H00 locales (et GMT), mais "certains ont continué le vote jusque tard dans la nuit" dans plusieurs localités de l’intérieur du pays pour permettre à tous des inscrits de participer au scrutin, a-t-on encore indiqué de même source au ministère.
Des listes indépendantes sont "en tête dans quelques circonscriptions de Nouakchott", a-t-on poursuivi sans préciser s’il s’agissait de candidats islamistes ou issus de l’ancien parti au pouvoir.
Les islamistes, généralement considérés comme modérés en Mauritanie, ont été autorisés à se présenter aux élections sous la bannière d’indépendants pour la première fois dans l’Histoire de ce pays principalement désertique qui a fait son entrée dans le club très fermé des pays producteurs de pétrole en mars.
Le deuxième tour des législatives est prévu le 3 décembre.



