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Posté le 13 novembre 2007 par Cédric Cabanne (Contacter l'auteur)
Strasbourg, le 13 novembre 2007.
Reçu en Séance solennelle par le Parlement Européen réunit à Strasbourg en Plénière , le Président de la République Française a prononcé un discours très attendu.
Il s’agissait pour Nicolas Sarkozy de rappeler son engagement européen depuis la campagne présidentielle jusqu’à la sortie de la crise institutionnelle qu’avait précipité les non français et hollandais au Traité Constitutionnel.
Bien sur, le Chef de l’Etat ne s’est pas ménagé pour aboutir à un traité simplifié. Il le fait savoir. Si les prises de décisions seront désormais prises à la majorité, il s’agissait pour Nicolas Sarkosy de sortir de la règle de l’unanimité qui est celle de "l’impossibilité d’agir". A ce sujet, le Président français défend une ratification du mini-traité par la voie parlementaire. Son argument est le suivant : "j’ai été autorisé par le peuple français à faire ratifier le traité par le Parlement Européen".
Le Président de la République Française a profité de la tribune parlementaire pour brosser les grandes priorités de la Présidence française dont il assumera la responsabilité du 1er juillet au 31 décembre 2008. Une mention particulière est attribuée à la Politique agricole européenne. Les oreilles de Pascal Lamy, ancien Commissaire européen au Commerce et actuellement aux manettes d’une Organisation Mondiale du Commerce paralysée sur les négociations agricoles, ont du vibrer ! Sur le commerce international des "commodités", le Président de la République démontre une attitude offensive : à l’accusation de "dumping", il répond par la notion de "réciprocité". Comment s’exprime la solidarité de l’Europe vis à vis des pays les plus démunis ne matière agricole ? Si l’agenda est articulé à la réforme à mi-parcours de la P.A.C. (Politique Agricole Commune), le Président français annonce un chantier qui fait craindre une plus grande ouverture aux agro-carburants. Dans ce sens le développement rural et la modulation pourraint à nouveau être considérées reléguées au dernier rang des priorités.
Le volet environnemental présenté par le Nicolas Sarkozy est centré sur la fiscalité environnementale. Etonnamment, le discours du Président n’est pas aussi développé que la conclusion du Grenelle de l’Environnement le jeudi 25 octobre 2007 en présence de Wangari Maathal et d’Al Gore. Est-ce à dire que le contenu de l’agenda environnemental de la présidence française n’est pas encore finalisé ; est-il constitué essentiellement autour de la notion de fiscalité et de son corolaire, la T.V.A. environnementale ?
Si le discours du Président de la République français n’a pas les mêmes rigueurs et le lyrismes que celui d’Angela Merkel, il présente cependant des accents cornéliens. Quand Nicolas Sarkozy définit l’identité, il l’aborde par la notion de la "défense". Enfin, il plaide aussi pour une Europe qui ne se tienne pas "à l’écart de la vie et des sentiments".