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Posté le 29 septembre 2004 par
Dans le cadre du débat sur l’initiative européenne des droits de l’Homme, la Sous-Commission a permis un dernier échange avec le Commissaire Patten.
Mon intervention portait sur la suspension des accords commerciaux et la conditionnalité aux respects des droits de l’Homme, rappelant que le Parlement européen votait des résolutions très fermes, mais qui restaient toujours lettre morte.
J’ai encore insisté sur la question de Cuba, seul pays pour lequel s’applique strictement cette condition. En tant que Présidente de la délégation des pays du Sud Caucase, j’ai également marqué mon intérêt pour l’intégration des droits de l’homme dans la politique européenne de nouveau voisinage. Enfin, M. Patten n’a pas échappé à une question sur les peuples autochtones et la reconnaissance de leurs droits fondamentaux.
Les réponses étaient nettes :
"On est toujours plus dur avec les petits qu’avec les grands"
"Il n’y a pas de suspension (d’accords commerciaux) car il n’y a pas de volonté politique, il n’y a pas de politique étrangère éthique"-
M. Patten "espère" que les droits de l’homme seront intégrés dans les programmes d’action avec les pays du nouveau voisinage !
Note discordante dans un discours toujours bien balancé, M. Patten n’a pas répondu avec sérieux sur la question des peuples autochtones, et a ignoré la question cubaine.
Enfin pour sa dernière prestation en Commission des droits de l’homme, M Patten a délivré quelques secrets du succès de sa diplomatie : " On rend un mauvais service lorsqu’on est lâche. Il ne faut pas être velléitaire, mais est-ce qu’il faut se taire en Russie ou en Chine ? Pas du tout". "S’imposer une auto-censure va-t-il nous rapporter des marchés commerciaux en Chine ? Non ! Il faut dire ce que l’on pense c’est ainsi que l’on obtient quelque chose".