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Une vision européenne des Océans et des Mers ?

Une vision européenne des Océans et des Mers ?

Posté le 23 mars 2007 par Cédric Cabanne (Contacter l'auteur)

Depuis l’Antiquité, les populations entretiennent des liens étroits avec l’environnement marin. Les voiles persanes n’illustrent pas seulement les récits de Prosper Mérimée ou les cahiers de l’aventurier Henry de Monfreid (1879-1974). Elles marquent encore les paysages méditerranéens même si, en Mer du Nord, dans le Golfe de Gascogne, en Mer Noire, les pratiques de pêches ou les routes commerciales se sont considérablement modernisés ces cinquante dernières années.

Certes, il est difficile pour les Etats-membres n’ayant pas de façades maritimes (la République Tchèque, la République Slovaque, le Luxembourg par exemple) d’entretenir les mêmes rapports et représentations que ceux qui bordent la Mer Baltique, la Mer Méditerranée ou l’Océan Atlantique et l’Océan Arctique.

C’est pourtant l’éparpillement de la politique maritime (gestion des ressources halieutiques ou énergétiques, commerce, contribution au climat) qui limite la consécration d’une politique maritime commune. De même, l’exercice de la souveraineté nationale sur les territoires maritimes des Etats-membres ne facilite pas l’émergence d’un projet communautaire.

Le "Livre Vert sur une politique maritime" présenté le 7 juin 2006 par la Commission européenne constitue une première démarche visant à rassembler et à définir les futures compétences communautaires. Saisis, les Députés européens membres de la Commission de l’Environnement, de la Santé publique et de la Sécurité alimentaire ont rendu leur avis à la Commission des Transports et du Tourisme, chargée de ce dossier.

Dans sa présentation, la rapportrice Verte Satu Hassi a rappelé que les citoyens européens ne peuvent continuer à tirer profit des avantages que nous procurent les océans et la mer. Il faut respecter les mers et les océans.

Ainsi, la perte accélérée de la biodiversité marine est un signal que nous ne pouvons ignorer.

De même, il est absolument nécessaire de prévenir le rejet des substances chimiques. L’exemple du hareng de la Baltique concentrant des éléments toxiques au-delà des normes européennes est révélateur.

Il est également urgent de considérer l’impact de l’augmentation des niveaux de C02 dans les eaux littorales. Le changement climatique, les résidus agricoles provoquent des phénomènes d’eutrophisation qui déciment la biodiversité marine.

Enfin, il ne faut pas négliger l’impact des activités militaires dans les mers et océans européens. Absentes du Livre Vert, les activités militaires doivent aussi être abordées. Dans le cadre de cet avis, les représentants des citoyens européens se rappellent au bon souvenir des Etats major européens.

La politique maritime de l’Union européenne n’est pas encore une réalité. Elle est pour l’instant en cours de définition.

La Commission de l’Environnement, de la Santé publique et de la Sécurité alimentaire a, dans ce sens, rappelé que la politique maritime européenne doit s’émanciper des approches sectorielles.


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