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9 novembre 2005 Selon le Conseil de l’Europe malgré des progrès, les élections en Azerbaïdjan n’ont pas satisfait aux normes internationales
Posté le 10 juin 2005 par
Intervention de Marie Anne Isler Béguin, (Verts/ALE), Présidente de la Délégation aux commissions parlementaires de coopération UE-Arménie, UE-Azerbaïdjan et UE-Géorgie , à l’occasion du débat en plénière du PE ce jeudi 9 juin 2005.
"Aucune transition politique n’est aisée. Elle est sans doute encore plus difficile pour certaines anciennes républiques autonomes de l’empire soviétique. Si les 3 pays du Caucase du Sud connaissent aujourd’hui des conflits sur leur territoire, c’est en grande partie dû à l’héritage détestable de Staline qui (dans sa stratégie du "diviser pour mieux régner") avait rattaché le Haut Karabakh à l’Azerbaïdjan.
Aujourd’hui, le conflit gelé du HK est une des raisons principales de la stagnation de cette région. Tant qu’il ne sera pas résolu, aucune perspective de développement n’est à espérer pour ce pont naturel entre l’Union européenne et l’Asie.
La situation économique, sociale et politique difficile de l’Azerbaïdjan découle directement de l’existence de ce status quo tendu, ne serait-ce que par le grand nombre de réfugiés et de personnes déplacées de l’intérieur, qui pèse lourdement sur le pays.
Si, grâce à l’ouverture de l’oléoduc Baku-Tbilissi-Ceyhan et aux dividendes issus de l’extraction du pétrole de la mer Caspienne, l’espoir renaît pour une amélioration de la situation globale du pays, cela n’excuse en aucune manière l’attitude répressive des autorités à l’égard de l’opposition.
L’Azerbaïdjan a fait le choix volontaire de se tourner vers l’Europe en demandant son adhésion au Conseil de l’Europe, elle s’est fixé les règles de la démocratie comme ligne directrice. L’Union européenne, en signant en 1999 un premier accord de partenariat et de coopération, puis en l’intégrant dans sa politique de nouveau voisinage, a signifié sa volonté d’accompagner l’AzerbaÏdjan dans son processus démocratique.
Aujourd’hui l’Union est en droit d’attendre des avancées en ce sens.
Si l’on peut se féliciter de la libération des prisonniers politiques, du décret présidentiel qui exige l’application des normes internationales en matière de respect des droits démocratiques des citoyens, les évènements survenus à Bakou en mai, avec l’interdiction pour l’opposition de tenir des meetings, avec des arrestations et des détention d’activistes d’opposition, ne sont pas acceptables.
Parce que nous souhaitons avant tout soutenir nos amis du Caucase du Sud, et d’Azerbaïdjan en particulier, nous demandons au Président Aliev et à son gouvernement de tout mettre en œuvre pour que les prochaines élections parlementaires de novembre 2005 se déroulent de manière régulière et transparente, et que les candidats de l’opposition puissent mener leur campagne librement et en toute sécurité, avec un accès équitable aux médias.
Ce sera un gage fort de la volonté du gouvernement de s’engager de façon plus approfondie sur la voie de la démocratie, ce à quoi il s’était, officiellement engagé, lors de la rencontre avec notre délégation parlementaire".