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Posté le 30 septembre 2005 par Marie Anne Isler Béguin (Contacter l'auteur)
L’amendement déposé par le PSE, dont l’ancien ministre des affaires européennes du gouvernement Jospin, fait de la reconnaissance du génocide arménien "une condition préalable à l’adhésion" de la Turquie à l’Union européenne.
Avec 304 voix pour et 294 contre, cet amendement est une victoire heureuse pour les Arméniens, qui verront reconnu à terme le poids de leur histoire.
On peut pourtant s’étonner de cette prompte réaction du Parlement européen à modifier les règles du jeu sur les conditions fixées par l’UE à l’adhésion, alors que depuis le début des discussions avec la Turquie, ce point n’avait jamais obtenu une majorité de soutien...et que les négociations d’adhésion s’ouvrent lundi prochain...
La Turquie, qui vient de rouvrir son livre d’histoire en autorisant, le 22 septembre 2005, la tenue d’une conférence sur "les arméniens ottomans au temps du déclin de l’empire", en clair sur la question du génocide, sait qu’elle devra reconnaître sa responsabilité et assumer ce terme avant son adhésion. Elle jouait jusqu’à présent la montre ; aujourd’hui, elle doit se décider."